top of page

Raid Persia J 6

  • Photo du rédacteur: catherineyautier1
    catherineyautier1
  • 17 sept. 2016
  • 2 min de lecture

On avale les kilomètres. Déjà plus de 3000 depuis notre départ de Paris. Il faut dire que les autoroutes et les nationales sont bitumées, magnifiques et peu fréquentées depuis que nous avons quitté le pays des camions, l'Italie. Gratuites aussi en Turquie, depuis hier grâce à l'Aïd. On avale donc les kilomètres, sans trop ralentir, sauf à l'entrée des grandes villes et au passage de frontière entre la Grèce et la Turquie. Pas compliqué, pas...

... mais long, surtout coincés dans une file de voitures en plein soleil de midi (tendance midi et demi, une heure moins le quart à la sortie). Tout ça pour un premier tampon à la police, puis un second à la douane arraché de haute lutte après une fouille symbolico-machinale du 4X4.

"What is it?" demande le douanier devant notre magnifique sac à dos photo orange. "Camera" répond Henri. "Only one?". "Yes" répond Henri imperturbable avec son Sony à la ceinture et son Lumix dans son autre sac à dos.

Autre moment épique, l'arrivée sur Istanbul. Le stambouliote slalome, double à droite, fonce à gauche, queuedepoissonne à qui mieux mieux et s'échappe sans préavis à la première sortie en frôlant au passage camions et bus . Un vrai rodéo turc!

L'arrivée à l'hôtel ne manque pas non plus de sel. C'est un hôtel bien situé, sous les remparts, devant le Bosphore, au pied de la Mosquée Bleue et de Sainte Sophie... mais introuvable! Bien caché au milieu d'un fouillis de rues, de ruelles, de travaux, de rues et ruelles en travaux, de voitures, de bus...

"Je fais demi-tour là!" "A droite ou à gauche?" "Est-ce que tu me vois?" "Vous êtes où?" "Tourne!!!" "Non, pas celle-là, c'était celle d'avant..." "J'ai pas le droit de tourner" "Monte sur la rampe!" "Tu m'as dit de prendre la contre-allée?" Etc... Etc...

Tout le monde est finalement arrivé et la soirée fut bonne, entre le Bosphore et ses pêcheurs au clair de pleine lune, la vieille ville aux ruelles et aux maisons de guingois, et les mosquées, magiques dans la nuit. Sans oublier un dîner royal... enfin, sultanesque!

Au petit matin, la ville est bien réveillée. Les pêcheurs pêchent toujours sur le bord du Bosphore et sur le pont du Galatazarai, surveillés par les centaines de chats errants d'Istanbul, les hommes font leurs ablutions, des silhouettes en niqab noir accrochées au bras de leur mari croisent des minettes en short et débardeurs, les mêmes qui se faisaient des selfies hier soir (pour les silhouettes, on ne sait pas...).

Et nous reprenons la route pour Amasya, coquette petite ville de villégiature des stambouliotes. Pas la porte à côté tout de même (680 km!).

Une route à peu près dégagée de notre côté, mais qui déroule sa file ininterrompue de voitures dans l'autre sens. Pourquoi? Sans doute parce qu'ils en reviennent tous. Oui, mais d'où? Ou peut-être parce qu'ils y vont tous. Oui, mais où?

C'est samedi, jour de mariages ici comme chez nous. Et le pont d'Amasya est un spot incontournable pour les mariés....

Allez, je vous laisse. Demain on nous prédit 11 heures de route et de pistes...

Désolée pour cet épisode pauvre en photos, la Wifi n'est pas très puissante dans l'ancien caravansérail (splendide) qui nous accueille ce soir.

Et demain, nous n'aurons pas de Wifi.

A plus...

 
 
 

Commentaires


© 2016 par MOTS D'OU.

  • b-facebook
  • Instagram Black Round
bottom of page