Raid Persia J 7
- catherineyautier1

- 18 sept. 2016
- 2 min de lecture

Je profite d'une wifi inespérée pour poursuivre le récit de nos aventures en Turquie.
Aujourd'hui, nous avons goûté pour la première fois aux pistes turques. Et c'était plutôt bien... Enfin, pas pour tout le monde... Un peu de patience, je vais vous raconter.
Des paysages de montagne à tomber, sapins, pins, torrents, villages perchés ou nichés dont dépasse toujours le minaret pointu d'une mosquée, toits et maisons de toutes les couleurs, fontaines fraîches, troupeaux de moutons et de vaches, et température idéale, chaude sans l'être trop sous un ciel uniformément bleu. Des drapeaux turcs plantés sur les sommets comme sur une carte clairement revendiquée.


Et des bonnes tronches de montagnards et montagnardes burinés et toujours souriants...



... qui se laissent photographier, parfois en posant, parfois en pouffant (à moins que ce ne soit en cachant leur absence de dents).
En tous cas, tous ces gens semblent plutôt contents de voir passer du monde : tous ces fous dans leurs automobiles, ça leur fait une sacrée distraction pour la journée, dont ils reparleront sûrement dans les prochaines semaines.
Pendant que nous sommes arrêtés pour tirer le portrait de cette dame au fichu fleuri, un voisin se fait même photographier par son fils, appuyé sur notre capot!
Et comme l'a dit l'un d'entre nous, ils vont pouvoir attendre le passage du dernier véhicule pour faire la poussière chez eux!
Et nous roulons... et nous pique-niquons... en rang serré!

Et nous arrivons à l'étape avant 17 heures, sans trop de difficultés, alors qu'on nous promettait onze heures de calvaire.
Il faut dire que la route goudronnée gagne du terrain sur la piste. D'ailleurs, nous croisons 2 camions toupies, qui montent poursuivre la construction de la route... Sans nous douter qu'ils sont au coeur du drame ne va pas tarder à se jouer...
Grandes histoires du raid
Le problème, c'est que ces camions toupies sont bien décidés à couler 25 cm de béton sans qu'aucune voie de passage alternative ne soit laissée ouverte à la circulation.
Nous sommes passés avant mais tous ceux qui n'ont pas eu cette chance ont rencontré une route fraîchement bétonnée et fermée, ce qui les contraignaient à un détour sur piste improbable de 20 km et 2400 m d'altitude, le tout sans carte adaptée à la situation. Les 3 premiers ont eu le bonheur de suivre une ambulance qui les a guidés jusqu'à la route. Les autres n'ont pu compter que sur eux-mêmes dans un parcours du combattant semé de plus d'embûches que l'imagination ne peut en concevoir : hors piste scabreux, bûcherons coupant du bois et stère au milieu de la piste, paysans chargeant des bottes de paille à la main, etc, etc,... Sans parler de la nuit qui une fois tombée, ne facilite ni le repérage ni le pilotage.
Bilan : rien de cassé, heureusement, et personne de perdu, mais une arrivée à 20h30 passées pour les dernier, partis comme tout le monde à 8h du matin. Bravo à eux !!!
Ouf!
Et vive l'aventure... surtout pour les autres!


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