Les 3 jours de Pékin
- catherineyautier1

- 29 oct. 2016
- 3 min de lecture
Nous voilà arrivés en Chine!!!
A l'invitation de notre ami Li Yong et avec Catherine V. et Jean-Hubert M.

Nous allons passer une petite dizaine de jours, dont les 3 premiers ici, à Beijing, ce qui signifie "la capitale du Nord", ou comme on la surnomme : "Première ville embouteillée". Il y a 5.600.000 voitures à Pékin : la voiture est le premier signe de richesse ici, donc dès qu'on en a les moyens, on s'en achète une!!! Nous passons d'ailleurs une grande partie de nos journées dans le minibus avec notre guide pékinois, Lucien, francophone accompli et vraie mine d'informations. Il nous a transportés hier de l'aéroport à la Place Tien An Men et à la Cité Interdite, et aujourd'hui à la Grande muraille puis au mausolée du 7ème empereur de la dynastie des Ming. Ce qui nous a donné le temps d'admirer les peupliers qui entourent l'autoroute, plantés dans les années 50/60 pour empêcher le sable du désert de Gobi d'entrer dans la ville et aujourd'hui responsables de nombreuses allergies... et de mesurer la transformation de la ville au cours des dernières décennies : finies les armées de chinois en col mao à bicyclette, disparues les vieilles maisons et les grandes avenues vides. Il n'y a plus que des voitures et des buildings...
Nous voici sur les Champs Elysées de Pékin : l'avenue de la Paix Eternelle, 43 km de long et 170 mètres de large!!! Construite par le Grand Timonier pour servir de piste d'atterrissage... Inutile de dire qu'elle n'a jamais rempli cette fonction! Mais elle mène (outre à notre hôtel) à la place Tien An Men. Un panneau signale l'emplacement où s'est tenu le jeune étudiant devant les chars en 89. Des groupes de chinois viennent visiter cette immense place et se font photographier devant un gigantesque bouquet de fleurs factices, reliquat d'une festivité récente, au milieu des policiers en uniforme (et de ceux en civil...) Mao est doublement présente : d'un côté son mausolée, de l'autre sa photo devant la porte de la place.




De là, nous rejoignons à pied la Cité Interdite. On en a tous rêvé. On l'a tous imaginée. Mais même en l'ayant aperçue (en vraie) dans Le dernier empereur et (sans doute reconstituée en studio) dans Les 10 jours de Pékin, même en partageant ce moment avec des dizaines de milliers de touristes essentiellement chinois venus de toutes les provinces à pied et en fauteuil roulant, même sous cette grisaille qui recouvre la ville aujourd'hui (heureusement, pas de smog!), difficile de ne pas s'émouvoir lorsqu'on y pénètre... J'ai surtout aimé les associations de couleurs ocre et rouge brique, les couleurs préférées des empereurs, les pavés disjoints des cours successives, les petites ruelles donnant sur des habitations et des jardins harmonieux et ce canal en forme d'arc mongol bandé en direction de l'entrée principale, à la fois si paisible et si guerrier. Notre visite se termine sous la pluie, annoncée à 11 heures et d'une ponctualité étonnante...




Le reste de la première journée est très calme et plutôt hédoniste. Je vous laisse juges : déjeuner, sieste, dîner et 90 minutes de massage de pieds... Mmmmmmmmmmh!
Notre deuxième journée pékinoise est placée sous le signe des visites et des embouteillages. Nous partons pour la Grande Muraille à 90 km de la capitale. Je veux dire plutôt pour un tronçon de "la longue muraille de 10.000 li"... Je veux dire plutôt un tout petit bout de 8319 km de muraille chevauchant les montagnes! Lucien nous a prévenus : aujourd'hui, circulation alternée interdite aux plaques finissant par 4 et 9. Ces jours là les embouteillages sont les plus forts, car les chinois qui payent pour choisir leur plaque d'immatriculation détestent le chiffre 4 (qui se prononce presque comme le mot "mort") et ne peuvent pas s'offrir le chiffre 9 (hors de prix, car il signifie "longévité")... Nous mettons donc 3 heures pour arriver sur le site...
Heureusement, il fait beau, et nous voyons Pékin, puis les montagnes environnantes et la Grande Muraille sous un ciel étonnamment bleu... et un vent glacial! Pas grave, marcher sur la muraille réchauffe : d'abord, nous ne sommes pas seuls, même si le côté que nous avons choisi est un peu moins fréquenté parce que particulièrement raide à monter, ensuite il y a le terrain ardu justement, en pavés et en marches. Parfois, c'est presque un mur et nous devons nous tenir à la rampe de peur de glisser. On n'ose imaginer notre promenade par temps de pluie ou pire de verglas ou de neige...





Juste le temps en fin d'après-midi de visiter le mausolée du 7ème empereur de la dynastie des Ming, entre plusieurs heures d'embouteillage...

Et ce sera tout pour aujourd'hui...
Vive la Chine éternelle!


Et à demain pour le 3ème jour de Pékin...


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