Raid Bombay Bangkok J6 - Deshnok Jaipur
- 10 oct. 2017
- 3 min de lecture
Nuit tranquille, à part un réveil en fanfare : notre voiture vrombissait littéralement. Non, ce n'est pas l'âne qui faisait des siennes, mais le compresseur, mal refermé sans doute, qui se mettait à recharger de l'air. Plus de peur que de mal donc...
Deshnok et son temple des rats nous attendent au bout de la piste, où nous croisons encore quelques dromadaires, partant pour transporter la récolte (de quoi???).


Nous avions gardé un souvenir ému de notre dernière visite d'il y a 35 ans environ, mais la réalité d'aujourd'hui est assez sordide : des pauvres bêtes de plus en plus dégénérées, moins nombreuses, moins joueuses (certaines sont même en train de crever mollement dans des recoins...), des crottes et des cafards partout... Le temple a beau être rose, la vie des rats sacrés ne l'est sans doute pas tous les jours. Bon, j'arrête, je ne voudrais pas que vous déprimiez...



Dragounet a quand même une autre allure, non? Au fait, nous avons retrouvé le Blogounet. Vous pourrez suivre les aventures de notre mascotte d'ici 2 ou 3 jours, c'est promis... Il suffira d'aller sur le blog, de cliquer une première fois sur Blogounet dans la menu horizontal, puis une seconde fois sur "Clique ici"...
On est tout près de Bikaner quand on est à Deshnoke. Pourquoi ne pas aller y faire un tour ???
Dommage! Hier, à Bikaner, c'était Karva Chauth, la fête des femmes... Après avoir jeûné toute la journée, elles montent sur les toits de leurs maisons et leurs maris leur offrent des cadeaux. Nous nous contenterons de la visite du palais, construit par Rai Singh, le 6ème roi de Bikaner. Magnifique, tout en marbres, stuc, faïences (y compris de Hollande), feuille d'or, cristal, ivoire et bois sculpté...







Deux découvertes à retenir dans le cabinet de curiosités. Une balancelle dont le mouvement déclenche celui de marionnettes placées tout le long de ses montants.


Et une pièce toute de bleu peinte. Est-ce la mer, ses vagues et des algues??? Non, cette peinture a été réalisée pour montrer aux enfants du palais à quoi ressemblait un ciel nuageux dans d'autres pays que celui-ci où le ciel est toujours bleu, et à quoi ressemblaient des éclairs dans d'autres pays que celui-ci où il n'y a jamais d'orages. Poétique, non?

Il y a enfin le lit du maharaja, situé presque au ras du sol, pour éviter qu'un de ses ennemis ne se cache dessous (encore une brève de palais...)
Ah non, j'oubliais une dernière curiosité : ce biplan De Haviland, offert par les anglais au maharaja Ganga Singh, le seul indien signataire du traité de Versailles à la fin de la première guerre mondiale, dans laquelle il avait combattu à la tête de ses troupes.

Avec tout ça, notre arrivée à Jaipur est tardive. Il faut dire que la traversée de la ville n'en finit pas... 700.000 habitants (selon les manifestants), ça prend de la place!
Hélène, qui conduit son land, ferme les yeux dans les carrefours: il vaut mieux ne rien voir quand rickshaws, camions, voitures, bus et 2 roues déboîtent, klaxonnent, se croisent, se frôlent et d'entrecroisent joyeusement. Et - miracle! - ne se touchent jamais!!! Ou presque : aujourd'hui, nous sommes passés à côté d'une voiture qui venait de se faire emboutir par devant et par derrière...




Quelques derniers portraits pour vous souhaiter une bonne nuit (même si en France, il n'est que 18h30...)
Et à demain. Je vous parlerai de notre journée à Jaipur. Et, dans la vraie vie, nous reprendrons la route pour Agra et le Taj Mahal...


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