Balade apéritive autour de Jesus Pobre
- catherineyautier1

- il y a 2 jours
- 6 min de lecture
Mardi 25 novembre, jour de la Sainte Catherine et, une fois n'est pas coutume, jour de balade pour ceux qui préfèrent marcher sur le plat et les chemins civilisés. Jesus Pobre, ça vous tente ? Parce que nous, on va pas se mentir, on est assez tentés par le pot-au-feu-dans-la-plus-pure-tradition-espagnole de Rosi, la patronne de Casa Rosita, un puchero de toda la vida que faisaient avant elle sa mère et la mère de sa mère et toutes celles qui les ont précédées... Donc, Jesus Pobre, rapport au puchero, c'est parfait. Nous avons justement reconnu un parcours là-bas fin octobre. On le fera à l'envers (attention, je n'ai pas dit "on vous la fera à l'envers"), juste histoire de pimenter la chose avec un zeste de perte de repères, guidage approximatif et erreurs de pilotage, bref, une pincée d'aventure. En prime, on vous promet, après la pluie nocturne, une parfaite journée d'automne comme notre région sait si bien les offrir...
Yasmin, Nathalie et Jean-François, Andréa et Thierry, Muriel et Michel, Sandra et Jean-Michel (et Shipie), Chantal et Vincent, Christine, Brigitte et Didier, Thierry et Michèle E. et leur invitée Valérie, Roland, Federica et John, Béatrice et Mario, Cathy, Pascaline, Henri-Claude et moi, 26 baladeurs et une chienne, tout le monde est là sous le ciel bleu. Le puchero cuit doucement dans les marmites de Casa Rosita. La balade peut commencer...

Dans les rues calmes de Jesus Pobre, presque toutes les maisons sont ornées d'un petit ruban croisé sur lui-même comme celui du sida, mais noir. Quelqu'un est mort???

Maïté s'arrête de balayer devant sa porte pour lever le voile noir du mystère : le 25 novembre est aussi la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Et Jesus Pobre, comme beaucoup de villages en Espagne, célèbre cette journée en portant le deuil de tous les féminicides.

Quelques minutes plus tard, ce puits nous regarde passer dans un sens... puis dans l'autre. Première fausse route...

Il fallait tourner à droite au dessous des moulins et de la colline ébouriffée...

... juste avant le champ au bout duquel sommeille l'éléphant Dumbo... pardon, Montgo.

À peine le temps de jeter un regard sur la mer saturée de bleu...

... de compter les feuilles mortes de ce tapis végétal et de s'étonner de leur couleur alors que, comme chacun sait, l'automne ne repeint pas les arbres en rouge dans nos contrées...

... et hop, on tourne sur ce chemin qui traverse des vergers de clémentines. Muriel, on t'a vue!!!!!!

On t'a vue aussi, toi, petite mouche méditerranéenne ou mouche de l'oranger, si mignonne et pourtant insecte ravageur, fléau des cultures fruitières, surtout d'agrumes, dans lesquels tu ponds tes oeufs et les futures larves qui se nourriront de leur pulpe. Saaaaaaaaaalope!!!! Tu m'as bousillé pour la deuxième année consécutive les clémentines du jardin qui n'ont même pas eu le temps de mûrir. Je te hais!!!!!

Cuidado con el perro???? Vous êtes sûrs???? Cuidado con el Jean-Michel plutôt !!!! Désolée pour la photo et sa reprise dans le blog... Il nous arrive de manquer de délicatesse parfois...

Comment ça, il y a un aquarium derrière moi? Et pourquoi pas un poisson aussi pendant que vous y êtes??? Mais la mer n'est jamais loin par ici, Michèle... Et les murs racontent des tas d'histoires...

Il n'y a pas qu'eux d'ailleurs. Laissez 5 petites minutes un groupe de baladeurs à l'arrêt sans surveillance et voilà le résultat...

Pour une fois que nous sommes sûrs du chemin, qui traverse les bois avant de longer le golf de la Sella, on ne va pas laisser un panneau et un arbre tombé en travers nous faire obstacle!

Qu'on se le dise, rien n'arrête Nathalie et Jean-François, droits dans leurs chaussures de marche sous leurs éternelles casquettes cubaines (ou chinoises?)...

... ni les jolies petites baskets dorées de Pascaline. Coup de bol, la pluie de la nuit n'a pas trop détrempé le terrain...

Et sinon, c'est fou les rencontres qu'on peut faire par ici... doit se dire ce chimpanzé qui n'avait jamais vu de président ni de membre du bureau élargi de l'UFTM.

Et vous trouvez ça drôle?????

Bon. Assez papoté, photographié et rigolé, le puchero nous attend. En route pour la suite...

... un charmant petit sentier

... avec vue imprenable sur le Montgo

... et l'ocean de nature sauvage qui l'entoure.

En parlant de sauvagerie, ce sentier commence à flirter dangereusement avec celle de nos randonnées de l'arrière-pays.

Revenons vite sur le bitume avant d'être obligés d'appeler l'hélicoptère !!! Bien sûr, l'ombre y est plus rare et à midi, même un 25 novembre, le soleil alicantin tape dur... Le gros pull, ça tient chaud et ça ne rentre pas dans le sac à main, mais qu'importe! Yasmin a décidé que le dress code de la balade n'était pas celui des randonnées. Au temps pour le sac à dos et les tenues respirantes...

On repart. Tous derrière Shipie et on the road again!!!!

T'as de la chance Roland, tu peux passer, la limite de poids n'est pas précisée... Je rigole...

Vincent, lui, a trouvé la maison de ses rêves, assortie à la couleur de son pull. Comment ça, la "maison Rien"? Ce n'est pas NADA, mais NADAL si on lit jusqu'au bout. La "maison Noël". Avec un peu de chance, Vincent, c'est Noël et elle ne coûte Rien...

Cathy, de son côté, a trouvé la voiture idéale pour remplacer sa caisse à la casse, une mini des années 70 dans son jus (d'orange), mais toujours roulante.

Il faudra la partager avec Pascaline qui est déjà prête à partir avec... Enfin, si elle réussit à convaincre les propriétaires, sortis de leur maison pour discuter et s'assurer mine de rien que leur précieuse auto de collection reste bien au garage. En revanche, le tracteur d'à côté est disponible si ça intéresse quelqu'un.

Tiens, revoilà le couple MB "Muy Bonito" alias "Mario et Béa". Sourire ravageur, lunettes de soleil assorties, photogéniques à crever l'écran... On vous a déjà dit qu'on vous trrrrrrouvait trrrrrrès beaux? Franchement..... On dirait l'affiche d'un film hollywoodien feel-good, genre Coup de foudre à Jesus Pobre...

D'embranchement raté en demi-tour plus ou moins long sur route, d'interdiction de passage contournée en parcours du combattant dans la forêt, nous voilà arrivés dans le dernier tronçon de notre balade, requalifiée par certains agitateurs patentés en rando déguisée (et pourquoi pas en rando de l'extrême tant que vous y êtes???).

Nous ne devons qu'au retour quasi miraculeux sur une route civilisée et en vue de Jesus Pobre d'être sauvés du lynchage...

Rassurez-vous. Même s'il n'était pas prévu de revenir par cette petite route, la main de l'homme avait déjà posé le pied dans ces parages comme en témoigne cette inscription attestant qu'un dernier débroussaillage a été opéré ici même le 25 novembre 2019.

Et puis, si nous n'étions pas revenus par là, nous n'aurions peut-être jamais su que les hauteurs de Jesus Pobre abritaient un disciple du facteur Cheval...

et son petit musée des Arts Modestes.

Quelle fourmi et quel artiste!!!

Retour à la civilisation après 5,23 kms, 130 m de dénivelé (tout de même) et 2h30 de balade... Les puits, c'est bien, Chantal, mais je te conseille plutôt la caña chez Casa Rosita!

La classe présidentielle !!! Mais... je reconnais cette veste...

C'est celle avec laquelle Yasmin prévoyait initialement de partir en balade en mode working girl... avant de choisir finalement l'option pull sportswear.

Un président ne devrait pas faire ça, mais il paraît que c'est Jessica qui a insisté...

Et puis, nous sommes tellement contents d'être arrivés chez Casa Rosita... rejoints par Michel et Michelle S., mais hélas quittés par Christine, Jean-François et Nathalie (comme prévu), et Jean-Michel et Sandra (pour cause de Shipie non admise à l'intérieur du restau).

Rosi et son puchero ne se font pas attendre longtemps !

Après la traditionnelle mise en bouche du riz dans son caldo, vous prendrez bien des pois chiches, des pommes de terre, des carottes, des patates douces, de la courge, du chou, des cardons, du porc, du poulet, du boeuf et de l'agneau et de la pelota (pas de raton laveur, n'en déplaise à Prévert...).

Et pour finir en beauté et en chupito, de la mistela à volonté offerte par la maison...

Ouf! C'est tout pour ce blog...
À suivre et vive les balades à l'envers et les participants qui font tout ce qu'on leur dit de faire. Sans ça, je me demande bien ce qu'il y aurait à raconter....
Ah, j'oubliais... Vive les pucheros!!!!!


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