Balade autour de Jesus Pobre
- 19 nov. 2024
- 3 min de lecture
Lundi 18 novembre, ils sont venus, ils sont tous là à Jesus Pobre : Michel et Fanny, Nathalie et Jean-François, Vincent et Chantal, Brigitte et Didier, Michel et Muriel, Nicole et Michel G., Bernard et Françoise, Jean et Brigitte C., Béatrice et Mario, Jean R. et Andrée, Marie-Claire et Guy, mais aussi Carina, Philippe G., Philippe N., Claudine, Anne, Caroline, Geneviève, Béatrice B., Marie-Olga, et enfin, Henri-Claude et moi. 33 participants, si j'ai bien compté ce matin et si, ce soir, je n'ai oublié personne dans la liste...
C'est à quel sujet? Une manif de retraités???

Non, tous ces retraités, ces pensionnés et ces quelques actifs sont dans la rue pour une innocente balade... La balade des gens heureux, comme le chantait Gérard Lenormand en 75. Ce qui ne nous rajeunit pas, mais on ne peut pas non plus tout avoir, la jeunesse et une vie jubilatoire de jubilado... Hein, Mario???

Ça démarre très fort par une première partie tous terrains. Attention, j'en vois qui ont les mains dans les poches... Pas très prudent...

Ne t'éloigne pas trop Philippe, tu pourrais te perdre sur le chemin du Montgo... ou dans tes pensées...

Et voilà! Qu'est-ce que je disais? À force de rêvasser, t'as fait une sortie de route!!!!

Reviens! C'est par là...

Jesus Pobre est décidément la plaque tournante des manifs de mayores. Ceux-là sont venus à vélo et ne parlent ni espagnol ni français...

Hélas, pas de convergence des luttes entre marcheurs francophones et cyclistes anglophones... Pas de "el pueblo unido jamás sera vencido!" C'est chacun pour soi et vamos muchachos!!!!

On s'en fiche, rien n'est à gagner de haute lutte, le Montgo et la nature en fleurs sont à tout le monde et le soleil aussi, qui est en train de s'inviter sans complexe dans la balade...

Tiens, voilà le facteur qui fait sa tournée... et qui pourrait bien donner à certain(e)s l'idée de faire du stop. Mais chut!!! C'est un secret...

Les chiens et les intrus ne sont pas les bienvenus ici...

Seuls les pitbulls et les présidents sont tolérés..

En parlant de pitbull, Philippe, calme-toi!!!!!! Nous sommes censés laisser cet endroit dans l'état où nous l'avons trouvé...

Petit tour par le cimetière de Jesus Pobre. Il était sur notre route et la porte était ouverte... Histoire de satisfaire un brin de curiosité et de nous offrir un moment de fraîcheur avant de repartir. L'endroit est accueillant et la vue sur le Montgo sympa, mais on n'a pas prévu de rester cette fois-ci... N'insistez pas...

Henri-Claude, descend!!! Tu le sais pourtant qu'à partir de 60 ans, il ne faut plus monter sur tout ce qui ressemble à une échelle... a fortiori dans tout ce qui ressemble à un cimetière!!!

À force de traîner le nez au vent sur les petites routes du coin, nous arrivons au pied des moulins de Jesus Pobre, dans le dernier tronçon de la balade : le quartier de Quatre Cantons, et Michel, incognito, nous y attendent...

... tout en séduction et en fleurs (je parle du quartier bien sûr, encore que...)

Ses maisons nous font les yeux doux et jouent avec coquetterie de leurs charmes pour nous séduire...

Et ça marche!!!

Derrières ces vieilles pierres, les jardins sont tantôt sophistiqués et tout bien dessinés,...

... tantôt naturels et foisonnants comme ce verger en vrac...

... souvent captivants, hein Michel...

... et, qui sait, envoûtants et même un peu hantés...

Dans ces rues hors du monde, les grenouilles ont leurs passages protégés...

... des kangourous en pierre tapent la discute avec des passants subjugués...

... les panneaux de signalisation volent bas...

ou ne servent strictement à rien... Nos 2 baladeurs fatigués n'ont même pas remarqué celui-là (heureusement qu'il n'y avait pas écrit "pintura fresca"!) et il y a un véhicule garé à quelques mètres d'eux (on est en Espagne, c'est sûr...).

Car il est interdit de stationner sur toute la place de l'église de Jesus Pobre, sauf bien sûr si on a une bonne raison de papoter entre nouvelles venues de l'association...

... ou si on pose pour le peintre Sorrolla, comme ces habitantes de la fin du 19ème siècle qui s'y installaient peut-être pour transformer leurs grappes de Moscatel en raisins secs...

Quant à notre balade, elle s'achève chez Cristina, potière et céramiste sur la place du Riu Rau de Jesus Pobre...

et Chez Rosita, bien sûr... Car les balades, même de 6 kilomètres et de 45 mètres de dénivelé, ça creuse!!!!

À suivre... pour une randonnée somptueuse et inoubliable...


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