Dans les rues et les châteaux de Novelda, Villena et Almansa
- catherineyautier1

- 8 juin 2025
- 11 min de lecture
Dernière mise à jour : 9 juin 2025
Jeudi 5 juin, l'UFTM part pour 2 jours de goguette à la découverte de Novelda, Villena, Almansa et Elda. Au programme, architecture modernista, guerre de succession espagnole, châteaux-forts, chaussures et autres curiosité historico-culturelles de notre belle province d'Alicante (belle mais un peu pelée tout de même comparée à la verte Marina Alta...). Sans oublier le plaisir de fêter en vadrouillant ensemble les 20 ans de l'association francophone qui nous réunit. Bien sûr, tout l'UFTM n'est pas du voyage mais nous sommes tout de même 38, soit près du quart des effectifs, à monter dès 8 heures du matin ce jeudi dans le bus qui nous conduit vers Novelda. Michel et Anne, Alain et Dany, Olivier et Pascaline, Fanny, Philippe et Nina, Dominique et Sabine, Virginie, Maurice et Françoise, Francis et Isabelle B., Marie-Thérèse, Philippe et Isabelle K., Bernard et Kristien, Jean-Claude et Micheline, James et Nadine, Jacques et Anne-Françoise, Michel et Michèle T., Stéphane et Isabelle B., José et Sylvie, Michel et Béatrice Z., Henri-Claude et moi, et Anne E. qui a créé ce voyage en le reconnaissant avec passion l'an dernier. Et même 40 pour cette première journée, car Daniel et Françoise, les "régionaux de l'étape" nous rejoignent à Novelda. Mais il nous manque la 41ème, Marie-Claire, qui a tout organisé pour que le voyage tourne bien rond, et qui nous suit à distance, par photos et coups de fils réguliers.
Ça en fait du monde tout de même...

... dans les rues calmes de Novelda. Ne va pas trop vite Philippe...

On te regarde passer. Ici, les murs ont des yeux...

Et les places et les rues ont beau être vides...

... elles sont habitées...

Le passé nous y rattrape sur tous les murs.

Et nous mélangeons nos couleurs à tout ce sépia.

Le noir et blanc, ça marche aussi, comme le prouve Virginie la coquine...

Il arrive parfois que le kitsch nous rattrape... et glisse aussitôt sur les plumes de l'élégante Béatrice...

Non, ce n'est pas Bernard, Kristien. C'est vrai qu'il fait jeune, mais quand même...

En fait les rues de Novelda composent un décor grandeur nature. Une aubaine pour les photographes qui s'en donnent à coeur joie, quand ils shootent...

... ou se font tirer le portrait...

...en posant entre la croix et le croissant (ce qui est un brin moins confortable et nourrissant que de poser entre la poire et le fromage).

A-t-il été interdit en d'autres temps de passer ou de stationner par là en charette? Mystère...

Seuls les chariots tirés pas un cheval semblaient concernés... Vous pouvez passer Isabelle et Stéphane. Sans oublier d'admirer les magnifiques peintures murales à votre droite. On dirait du Mucha. Décidément, nous sommes au royaume de l'Art Nouveau...

À force de cheminer et de photographier de ci de là, nous voici arrivés au but de notre première visite...

La maison musée moderniste d'Antonia Navarro Mira. Non!!! Pas celle-ci!!! Celle-ci est tout aussi moderniste mais fermée, hélas, car en rénovation. C'est le Centro Cultural Gómez-Tortosa, à visiter peut-être un jour si nous revenons...

Voilà le musée qui nous attend...

Rangez vos portables et vos appareils !!! Interdiction de prendre des photos à l'intérieur!!!

Sauf dans le porche d'entrée extérieur...

Une photo de l'intérieur prise de l'extérieur, ça compte??? Il y a un paparazzi malin parmi nous! Cette photo ne devrait pas se vendre bien cher. En tous cas, je l'ai eue gratuitement...

Autre exception au black-out, le patio intérieur. Quelle chance!!! Je ne sais pas s'il est très moderniste mais c'est un petit miracle de sérénité et de fraîcheur.

Ce n'est pas Olivier qui dirait le contraire. Il va quand même falloir rentrer continuer la visite, Olivier...

J'ai oublié le nom de notre guide (juste après le lui avoir demandé d'ailleurs... il ne faudrait pas vieillir!). Mais je me souviens bien, comme nous tous, de la passion et des amples gestes de bras, avec lesquels elle nous fait vivre l'histoire de cette maison et de sa propriétaire, Antonia Navarro Mira. Née en 1846, fille d'un riche commerçant et banquier de Novelda, veuve à 27 ans avec 4 enfants, dont seules 2 filles survivent, initiée et introduite par son père dans le monde des affaires, elle lui succède à sa mort et fait fructifier sa fortune. Passionnée d'architecture et d'art nouveau, elle décide de se faire construire une maison palais directement inspirée de ce qu'elle a vu et aimé lors de ses voyages en Europe. Avec l'aide d'un architecte de Murcia, Pedro Cerdán Martinez, auquel elle donne carte blanche et chèque de la même couleur, le projet est rondement mené entre 1900 et 1905. La Pichocha (ou Pitxotxa), continue à faire ses affaires et à vivre dans cette maison jusqu'à sa mort à 75 ans en 1921. Si le premier étage a été malmené (meubles pillés et même brûlés comme du vulgaire petit bois) pendant la guerre civile, le rez de chaussée est resté tel qu'au début de 20ème siècle, un vrai bijou d'escalier et de vitraux...

de boiseries et de style art nouveau, un brin sombre et rococo, mais si délicat et tout en finesse. Il n'est pas interdit de photographier des photos et ç'aurait été dommage de ne pas vous en faire profiter...

Au fait que veut dire Pichocha? Quelque chose autour de femme masculine, sans compromis, vivant sans homme à ses côtés, et peut-être plus si affinité ??? Comme quoi être une femme forte et indépendante à cette époque n'était pas valorisant... En tous cas, Antonia était une pionnière de la modernité et une femme puissante. Comme vous, Isabelle, Nadine et Françoise, les pichochas de l'escalier, non? Oups!!!! mais c'est moi qui ai fait cette photo.... À L'INTÉRIEUR!!!!!!! La boulette!!!! Et je ne l'ai même pas prise en douce...

En parlant de compromis... Mais pas d'ambiguité pour celui-là, c'est du parti politique de coalition de gauche qu'il s'agit. T'as oublié ta banderole on dirait, Virginie!!!

À moins que ce ne soit cette fourmi géante qui t'inquiète...

Avant de déjeuner, il nous reste à visiter une vraie curiosité locale, le sanctuaire de Santa Maria Magdalena, à la sortie de la ville sur la colline de la Mola. Encore une oeuvre moderniste d'un ingénieur local, qui s'est inspiré de la Sagrada Familia de Barcelone. Difficile à manquer avec ses clochers dépassant du rocher.

Et surtout à ne pas manquer car elle ose tellement tout, qu'on ne sait plus dire ce qui l'emporte entre laideur et naïveté enfantine.

Comme si un Facteur Cheval espagnol avait décidé de récolter les plus beaux cailloux de son jardin pour se lancer dans l'édification d'une église.

Mais le plus beau est à venir à l'intérieur... Non, Virginie, tu es très belle mais ce n'est pas toi...

C'est ce curieux assemblage de marbre sur fond de vitraux rouge sang. Un orgue plus futuriste que moderniste, minimaliste en tous cas. et d'une beauté presque extraterrestre...

Mais que se passe-t-il? Quelle est cette effervescence? Marie-Madeleine serait-elle revenue parmi nous? Pour le 20ème anniversaire? C'est trop...

Pas de Marie-Madeleine ni de célébrité au centre de ce rassemblement, mais ce guide de Novelda surgi de nulle part et ce qu'il tient dans sa main. Un des tubes de marbre de l'orgue dont seulement quelques uns sont déjà installés sur l'instrument. Il y en aura 700 au total de toutes les tailles, des plus petits comme celui-ci aux plus grands mesurant 4 ou 5 mètres. Quelques uns d'entre nous, déjà venus à Novelda, ont eu la chance de voir une partie de l'assemblage déposée dans la nef, et envoyée depuis en réparation. À ce rythme, l'orgue n'est pas prête d'être achevé. Le sanctuaire de Maria-Magdalena n'est pas Notre Dame de Paris....

Mais le jour où il résonnera enfin à pleine puissance, prévenez-moi. Ce sera beau à pleurer si on en croit le son cristallin de ce petit bout d'orgue de rien du tout...

Qui l'eût cru ? Le Benedicite bat son plein à nos tables. L'effet Marie-Madeleine sans doute... Je rigoooooole...

Encore que... À la table d'à côté, c'est conciliabules et messes basses...

Et celle-la entonne l'Alléluia... de qui? Mystère...

Ah ben, enfin... Voilà une bonne vieille table de mécréants belges qui lèvent leurs verres. Vive les belges!!!!!!

Après un mini roupillon dans le bus, nous voilà à Villena, deuxième étape de notre périple et charmant chef-lieu de la comarca de l'Alto Vinalopó. Le Castillo de la Atalaya nous tend ses tours et ses murailles quasi au cul du bus... Ça tombe bien, car il fait chaud, même si un vent clément limite un peu les dégâts pour la troupe en pleine digestion...

J'ai dit quasi, il faut un peu marcher tout de même... Estimons-nous heureux de ne pas avoir à grimper au sommet des collines d'en face. Et pourtant... la suite de l'histoire montrera qu'il s'en est fallu de peu...

Pour l'heure, nous prenons béatement le frais en écoutant notre guide (passionnant et passionné lui aussi, osant parfois un français assez compréhensible pour nous expliquer les secrets de construction des almohades et des castillans et leurs vertus comparées). Un guide espagnol mais doté par sa maman du prénom aussi improbable qu'égyptien de Sinoué en l'honneur d'un héros de roman qu'elle avait adoré...

Sinoué et Dany, quel beau couple de cinéma... Ce n'est pas encore tout à fait Cannes, mais les marches promettent !!!

Et nous pénétrons dans la cour de garde tels des soldats de Napoléon, derniers envahisseurs de la place, successivement almohade, castillane, fidèle aux 2 Couronnes pendant la guerre de Succession... et j'en passe ! Ça, c'est ce que je voyais sur la photo mais Henri-Claude me signale qu'ils nous a photographiés en mode Abbey Road.

Poussez pas derrière... Il y aura de la place pour tout le monde dans la tour. Et les filles, ne soyez pas pressées d'y rentrer. Il y en a, en d'autres temps, qui y ont passé toute leur enfance enfermée pour n'en sortir qu'à 12 ans, épouser un Pacheco-et-néanmoins-grand-d'Espagne, lui faire des tas de gosses et mourir avant 30 ans. Une vie de rêve!!!!

Ça valait quand même le coup d'être un homme en ce temps là!!! Même s'il fallait se battre et défendre les forteresses. À ce propos, James, c'est de l'autre côté que les envahisseurs pourraient attaquer ou que les boulets risquent de pleuvoir de la colline d'en face, plus haute et donc plus stratégique... Comme ceux que le maréchal Suchet a balancés sur les murailles et la tour il y a un peu moins de 2 siècles...

D'ailleurs, ce que vous regardez José et Sylvie, c'est justement l'ancien emplacement en hauteur de la forteresse de Villena, dont il ne reste aujourd'hui plus rien, car si elle était imprenable, elle était aussi malheureusement impossible à ravitailler durablement.

Ici, nous sommes sur l'ancien château de "guêt", d'où le nom de Castell d'Atalaya... On serait venus quelques centaines d'années plus tôt, il aurait fallu grimper tout en haut de la colline en sortant du bus!!! Pas sûr que tout le monde aurait été d'accord...

D'autant que, vu d'ici, le panorama ne manque pas d'intérêt...

Tchao Villena..., ton château et tes toits, encore préservés de panneaux solaires... Le musée archéologique prévu au programme ne rentre plus dans le timing. Nous sommes trop tard et il ferme trop tôt, éternelle loi de l'existence... Là aussi on reviendra pour voir le trésor qu'il recèle...

Il ne manque que le chauffeur qui, lui, ne nous attendait pas si tôt... Pas grave! Micheline a son permis poids lourd!!! En route pour Almansa et la bataille la plus décisive mais la plus méconnue et mal aimée de la guerre de Succession.

Après une soirée à l'hôtel Blue où la France du football perd une autre bataille contre l'Espagne, ce qui ne nous coupe pas l'appétit... même si on prend la pâtée...

On peut dire qu'il en jette, le château d'Almansa, qui domine la ville de toute sa morgue de forteresse qui en a vu et vaincu des vertes et des pas mûres...

Mais quand dans l'image se glissent un chat et une Sabine en pâmoison, c'est fou comme le plus fier et le plus fort des châteaux se transforme instantanément en château-fort de calendrier des P.T.T.!!!

Il est trop tôt pour le Musée, pardon, le Centre d'interprétation de la bataille d'Almansa. Allons flâner dans les environs proches... Ce porche nous tend les bras.

Alors... Qu'avons-nous par ici???

Tiens, une porte... Une fois franchie, ce n'est pas celle du paradis, mais presque...

Celle d'un beau jardin, à l'ombre du château, un jardin extraordinaire où tout n'est qu'ordre et beauté...

... luxe, bof..., calme, ça oui..., et volupté, t'en penses quoi Nina????

Vous n'avez qu'à deviner.....

Anne-Françoise et Jacques, ce qu'ils aiment dans ce jardin extraordinaire, c'est le côté camouflage en mode j'te vois, j'te vois plus...

Aaaaah, Virginie!!! Ça faisait longtemps... Je blague! Il me semble que tu n'as jamais été autant prise en photo que dans ce voyage. Tu dois être contente, toi qui adores ça!!!!!

Mais assez baguenaudé, il est l'heure monseigneur!!!! La séance va commencer...

Les VIP sont installés.... Philippe aussi et ce matin, la France, pardon, la chaise a peur...

Le maestro Herminio Gomez peut commencer!!! C'est à lui et lui seul qu'on doit ce musée et, la ville, une bonne partie de ses touristes. Car même si le château est spectaculaire, la bataille en elle-même est peu considérée, les espagnols hésitant à son sujet entre non-évènement et malédiction pour toute l'Espagne. Ce que résume très bien l'expression populaire "Cuando el mal viene de Almansa a todos se alcanza" (Quand le mal vient d'Almansa, il atteint tout le monde").
El loco de la colina, comme il se surnomme lui-même nous raconte pourquoi et comment il a redonné ses lettres de noblesse et sa juste place à cet évènement majeur dans l'histoire de son pays, snobé par la grande majorité des historiens espagnols. Curieux épisode d'une guerre où toutes les autres puissances de l'Europe du début du 18ème étaient présentes sauf l'Espagne et les espagnols. Où un anglais, le duc de Berwick dirigeait l'armée française des 2 Couronnes visant à mettre le petit-fils de Louis XIV à la tête de l'Espagne sous le nom de Philippe V, tandis qu'un protestant français, Henri de Massué, dirigeait l'armée de la Coalition réunissant les royaumes d'Angleterre, du Portugal et des Provinces Unies de Hollande, dont le prétendant au trône d'Espagne était l'archiduc Charles VI de Habsbourg...
Si on ajoute à cela que Berwick a lancé son attaque victorieuse à peine 1 ou 2 jours avant l'arrivée de Philippe V, qui, s'il n'avait pas eu du retard, l'aurait fait exécuter car il le suspectait de traitrise, il y a vraiment de quoi perdre son latin. Ou jeter purement et simplement l'éponge de la complexité et se contenter de raconter des cuentos chinos !!! (version espagnole des fakes ou du révisionisme).
Au bout du compte, la bataille décisive du 25 avril 1707 a été gagnée par les français, sonnant le glas du règne des Habsbourg, même si la guerre de Succession devait durer encore 7 ans... pour la plus grande misère des espagnols et des soldats de tous les pays impliqués. Amen!!!

Et si on y montait à ce château? Il ne s'y est rien passé de la bataille mais on pourrait voir d'en haut le site sur lequel elle s'est déroulée. Où d'ailleurs a lieu chaque année, fin avril, une spectaculaire reconstitution. Encore faut-il passer le barrage de la préposée aux tickets, rare chef d'oeuvre de psycho-rigidité, paniquée par l'arrivée d'un groupe franco-belge totalement déstructuré et foutraque...

On est passés! Haut les coeurs!!! Vamos!!!!

C'est haut mais c'est beau!!!

Et voilà un bout du champ de bataille... Ils devaient être aux premières loges, les habitants du château!!!

Mais c'est le colimaçon de la tour qui est le climax de la visite.

Pas de pilier central, une rampe à hauteur des chevilles

Et aucune envie de croiser quelqu'un à la descente...

Acero corten et vieilles tuiles, viva España et merde aux coalitions étrangères...

On arrive les amis, patience... Continuez à boire tranquillement votre petite caña...

Il va être temps de quitter Almansa.

Salut la jeunesse...

Nous, on se casse... On a encore un musée de la chaussure à voir à Elda après le déjeuner...

Je ne vous infligerai pas la visite du musée. Ceux qui l'ont faite n'en ont pas besoin et ceux qui ne connaissent pas pourraient y aller un jour prochain. Je m'en voudrais de divulgâcher... Juste quelques tableaux et images pour conclure ce blog déjà trop long...
Tableau n°1 : En attendant l'ouverture du musée. Sujets en rose et blanc sur fond de lauriers roses blancs, plongés dans la consultation a) de son portable pour le sujet de gauche b) de son GSM pour le sujet de droite. Et si vous observez attentivement, vous noterez un troisième sujet chapeauté tout aussi hypnotisé par son écran... Hé ho, y'a quelqu'un???

Photo n° 1 : Chaussure célèbre du pied gauche de Nadal, un peu teintée de terre battue de Roland Garros. Quelle émotion...

Photo n° 2 : Chaussures vaticanes des 2 pieds de Jean XXIII. Elles n'ont pas l'air d'avoir beaucoup servi... Forcément, si elles ne foulaient rien d'autre qu'un coussin...

Tableau n°2 : 4 hommes et 1 femme, dont 3 belges, attendant leur tour de visite. Et quand on s'ennuie, qu'est-ce qu'on fait? On sort un bon bouquin, c'est bien connu. Enfin, ça c'était avant les portables et les GSM... On dirait un tableau des temps modernes avec des personnages en cire, vous ne trouvez pas?

Et ça c'est l'image de fin avec des participants ravis mais épuisés qui attendent le bus pour rentrer à la maison après 2 jours bien remplis...

À suivre les amis pour toutes les activités qui restent à venir en l'honneur des 20 ans de l'UFTM.
Prochain rendez-vous du blog à Relleu pour la rando sur la passerelle mardi prochain...
Et vive les anniversaires et les associations!


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