Escapade entre rochers enchantés et très vieilles pierres à Cuenca et ses alentours, J1
Il paraît qu'il n'y a pas de meilleure époque pour découvrir Cuenca et ses environs! Les touristes sont déjà partis et pas encore revenus. L'automne commence à pointer le bout de ses couleurs. Et on peut toujours compter sur le soleil pour réchauffer les vieilles pierres et leur offrir toute la lumière qu'elles méritent... Alors, ce mercredi 13 octobre à l'aube, en voiture Simone!!! Ou plutôt en bus Edouard et Béatrice, Fanny, Virginie, Jeanine, Henri-Claude et Catherine, Lydie et Laurent, Yasmin, Marianne, Lucie, Anne et Michel, Sabine et Dominique, Brigitte et Didier, Monique, Dany et Alain, Isabelle C. et Stéphane, Isabelle K. et Philippe, Annie et Jérôme, Carina et Alex, Brigitte et Patrick... Ouf...
Le compte est bon, Philippe? Les 31 sont au complet? Alors, c'est parti... Les 2 jours d'excursion à Cuenca et ce blog peuvent commencer...

On a dit que c'était parti... Il faudrait voir à monter dans le bus, les amis. Ou y remonter, plutôt... Car la Castilla Mancha et Cuenca sont à plus de 300 kms de Moraira. Et ces mines réjouies saluent la fin de la pause pipicafé de la mi-chemin. Décidément, vous saurez tout!

C'est pour nous cet hôtel, vous êtes sûrs???

L'Hospedería del Seminario, en plein casco antiguo de Cuenca, a de la gueule et du style, c'est le moins qu'on puisse dire...

Aussi beau à l'intérieur qu'à l'extérieur. Même si nous ne verrons nos chambres qu'en fin de journée. Après un looooooooooooong épisode, un brin tâtillon, de restitution de pièces d'identité et d'attente de libération de nos bagages bloqués depuis le matin dans une pièce fermée à double tour.

La première photo de groupe s'est fait attendre elle aussi. La voilà, au complet (ou presque...) sur la Plaza Mayor de Cuenca. Quelle énergie! Quel enthousiasme!! Quelle jeunesse!!!

Nous avons encore le temps de flâner...

de faire quelques premières belles images de la vieille ville...

et de nous laisser surprendre par les paparazzis...

... avant un déjeuner rapide (à défaut d'être inoubliable).

La vraie découverte de Cuenca dans son cadre naturel et son intimité, ce sera pour ce soir (ce matin, nous sommes arrivés dans la ville par l'entrée de service de ses faubourgs et de ses zones commerciales et industrielles). Et pour demain, accompagnés de notre guide Lola, qui n'était pas libre aujourd'hui. Pour l'instant, (tonton) Cristobal nous attend au volant de son bus pour nous conduire jusqu'à la Ciudad Encantada à une trentaine de kilomètres.

Ni fées, ni elfes, ni magiciens dans cette cité enchantée. Mais des merveilles géologiques datant de la fin du Crétacé, lorsque la Mer de Thétis s'est retirée, il y a, à la louche, quelques 90 millions d'années. Laissant à 1400 mètre d'altitude des plateaux couverts d'une roche karstique, donc en partie soluble, que vents, pluie, neige et gel ont eu largement le temps de sculpter depuis. Et créant un paysage étonnant et fantastique devant lequel aucune imagination, même la plus racornie et desséchée, ne peut résister à se laisser repousser des ailes, aucun esprit blasé, même le plus blindé et indifférent, ne peut s'empêcher de s'émerveiller, aucun adulte sérieux et au demeurant retraité, même le plus austère et le moins fantasque, ne peut éviter de retomber en enfance.
Pour preuve, cette mer de pierre ...

... sur laquelle semble se préparer à voguer une armada de bateaux monstrueux, encore en cale sèche,

... ce champignon géant qui n'en finit pas de se dresser sur son pied trop petit pour lui, à moins qu'il ne s'agisse d'une tornade pétrifiée en plein tourbillon,

... cet ours qui a peut-être le souvenir d'avoir vu passer un congénère bien vivant et plus éphémère qui fréquentait autrefois les parages,

... cette curieuse tête, tout droit échappée de l'Île de Pâques et venue se planter, ni vu ni connu, entre les pins du coin,

... cet escargot sortant de sa coquille selon la police, ou cette murène jaillissant hors de son rocher selon les manifestants (et l'angle de vue),

... cette piste d'atterrissage pour écureuil volant (oui, je sais, là je sors du cadre, l'écureuil est un nuage qui se dissipera avant d'atterrir, mais un peu de paréidolie ne peut pas faire de mal dans une telle ambiance)

... cette prise de bec entre un crocodile et un éléphant (à gueule et trompe que veux-tu),

... ces amants de Teruel, éternellement à deux doigts du baiser et du bonheur (en même temps, s'ils s'embrassent, une chose en entraînant une autre, ils risquent d'avoir une descendance, et ils n'ont quand même pas un physique facile, enfin... moi, je dis ça, je dis rien...)

... et enfin (parce que vous allez finir par vous lasser...), ce phoque jongleur faisant tourner un ballon sur son nez. Attendez!!!!! OK pour lâcher la bride à mon imagination, mais il y a des limites quand même... L'otarie, je vois pas bien et le ballon encore moins...

Ah ben oui, comme ça, c'est mieux. Mais encore fallait-il prendre la photo dans le bon sens, mon chéri...

C'est comme pour le chemin. Il fallait aller par là... C'était pourtant bien indiqué...

Du coup (comme disent les jeunes), on est tous allés par là...

Et toi, ma moitié, tu es parti avec Isabelle dans l'autre sens... Du coup (les jeunes n'hésitent pas à le dire souvent...), on vous croyait perdus, avalés par les monstres du décor...

On était TRÈS inquiets, surtout Stéphane et moi ...

Il faut dire qu'on se sent vite tout petit dans cet univers de géants...

Et puis, au détour d'une gorge étroite et profonde, nos chemins se sont recroisé brièvement.

Vous aviez l'air enchanté de nous voir... à moins que ce soit de nous quitter pour poursuivre à deux votre parcours à contre-sens.

Et nous avons continué, chacun sa route, chacun son chemin... et son tunnel.

... jusqu'au bout de la boucle où nous attendait le bus et Henri-Claude... avec une biche!!!! Isabelle, c'est toi? On ne sait jamais. Tout peut arriver dans une cité et une forêt enchantée...

Non, c'est bien une biche, une vraie diva, dont j'ai oublié le nom mais qui ne s'appelle pas Isabelle...

Imprégnée, elle sait parfaitement que touriste égale nourriture... Il paraît qu'elle arrive dès qu'elle voit un bus...

Salut ma biche! Il est temps pour nous de repartir par le chemin des écoliers, une route magnifique en lacets qui emprunte l'autre versant du ravin pour redescendre des 1400 mètres du plateau vers les 1000 mètres des hauts de Cuenca. Merci à Cristobal pour ce très joli retour et cette découverte du site en majesté dans la lumière du soir.

Ça se voit qu'on est content, non? Pour ceux qui sont sur la photo en tous cas, car, croyez-le ou pas, il en manque encore!!! Par contre, pas de biche clandestine...

Et tout le monde est bien là quand nous revenons à l'hôtel. Où certains sont plus chanceux que d'autres dans l'attribution des chambres. La nôtre donne plutôt côté cour intérieure, hélas...

Mais chaque médaille a son revers. Béatrice et Édouard auront ainsi droit à Henri-Claude dans leur chambre pour le coucher ET le lever du soleil...

Puisque nous ne voyons pas la montagne depuis notre fenêtre, c'est nous qui irons à la montagne après le dîner. En bus, car les bus municipaux poursuivent leur service depuis la Plaza Mayor avant de redescendre à vide. Tant pis (ou tant mieux), notre petit groupe pourra revenir à pied pour une promenade digestive bienvenue. Et prendre le temps d'admirer les éclairages du site rocheux...

...et Cuenca by night.

Ses ruelles anciennes...

... et la Plaza Mayor qui brille de tous ses feux.

Seule la cathédrale, plongée dans une semi-obscurité, semble faire la gueule. Peut-être parce qu'elle a entendu dire qu'elle n'était pas au programme demain. Eh bien, elle se trompe!!!

Henri-Claude a décidé de passer sa fin de soirée avec Cristobal, qui déjeunait bien tranquillement, mais semble toujours prêt à taper la discute. Je vous laisse entre bavards. Je vais me coucher...

À suivre pour le J2 de cette escapade à Cuenca et vive les biches et les pierres quand elles nous enchantent


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