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Sur les routes et les sentiers du Kenya J6, de Tsavo Est à Watamu

  • 28 avr.
  • 4 min de lecture

Vendredi 24 avril et tournant de ce voyage. Nous allons donner nos derniers tours de roues en safari et rejoindre Watamu et la mer pour d'autres activités. Mais quelque chose me dit que nous n'en avons pas fini avec le monde animal... Et comme promis, notre repos nocturne a été plus long que d'habitude. Lorsque nous quittons notre Ashnil Aruba lodge, il est dejà presque 8h30. Et pour une fois, Alex ne descendra pas nos 2 bagages montés sur le toit du 4X4. Ceux-là repartiront avec lui dès ce soir pour Nairobi. Il faut nous alléger en prévision de l'avion que nous prendrons dans 4 jours pour rejoindre la capitale.

On ne te reconnaît pas Alex, sans ton éternel chapeau!




En route pour une dernière traversée de Tsavo East. Tout le monde est prêt? Ton coussin de cou est bien gonflé mon chéri? Alors, moteur!!!





Contrairement à ce que pourrait laisser penser la photo, cet éléphant ne fait pas la course avec nous. Il est juste en train de passer et ne nous calcule même pas...





Par contre, il n'y a pas de doute, ce buffle nous regarde. Mais non, Julien, il n'a pas l'intention de nous charger dans les 2 secondes qui viennent. Ce n'est pas un regard furieux qu'il nous lance. C'est un regard bovin...





Gazelles posant devant termitière. Aucune de bande noire sur le flanc et résidentes à Tsavo Est? Pas besoin de leur demander leurs papiers pour connaître leur nom d'espèce, c'est Gazelle de Peter, for sure...





Et ce rapace en pantalons corsaire, la plupart du temps terrestre et grand marcheur, que nous croisons pour la première (et dernière) fois du voyage, c'est un Messager solitaire, encore appelé Serpentaire, à la recherche de son petit déjeuner dans les hautes herbes.





C'est sur piste que la table est mise. Alex a repéré un serpent qui traverse, le seul que nous pourrons observer vivant et en liberté. Un Lindmark sand snake, serpent des sables à bande, légèrement venimeux pour ses proies mais inoffensif pour l'homme. Et qui, paraît-il, pourrait être confondu avec le très dangereux Vine snake dans sa version noir et blanc, le seul, nous l'apprendrons dans quelques jours, pour lequel il n'existe aucun sérum, en tous cas au Kenya. Pas de panique dans l'immédiat, celui-ci n'est que son gentil sosie et nous sommes dans la voiture. D'ailleurs il ne demande pas son reste et file vite se cacher dans les hautes herbes. Où il pourrait faire de mauvaises rencontres...





En parlant de mauvaise rencontre, celle des pneux de notre Toyota n'a pas réussi à ce serpent qui traversait la piste. I feel bad, dit Alex dont le karma vient d'en prendre un coup, car après vérification, la bête est bel et bien morte.





Un magnifique serpent à bec roussâtre (Rufous sand snake). Encore un dont les crochets situés en arrière de la gueule distillent un venin considéré comme peu dangereux pour l'homme. À l'inverse, ce dernier et sa machine ne l'auront pas raté.





Les serpents du parc n'ont plus rien à craindre de nous. Nous sortons de l'enceinte de Tsavo Est. Aussitôt remplacés par un autre véhicule qui y entre... Aux abris les snakes!!!!





Ça vaut aussi pour les lézards. Mais l'agame des colons ne craint rien ni personne à part peut-être les mangoustes et les faucons. Et la température chaude et humide lui convient mieux qu'à nous...





Que pasa Maël? No pasa nada... Maël nous mime son sigma. Sa signature de mec cool et futé à qui on ne la fait pas... Un peu jeune pour adopter les nouveaux codes de la masculinité, mon gars ! Mais quand on sait qu'à 7 ans, Noah aussi a son sigma, on se dit qu'une tendance idiote a toujours chassé l'autre et qu'il n'y a que les vieux cons comme nous pour s'en émouvoir...





Avec tout ça, nous avançons vers la côte. En même temps que le fleuve Tsavo déjà apparu à la sortie du parc.





Pique-nique dans la voiture devant l'entrée de la forêt Arabuko-Sokoke, une forêt côtière qui s'étendait autrefois de la Somalie jusqu'au Mozambique. Bien grignotée aujourd'hui, il en reste quelques morceaux là où nous allons. Dehors, il fait de plus en plus chaud et orageux. Ça va péter!!!





Troupeaux sur la piste. La ville de Watamu n'est plus très loin.





Nous y arrivons en même temps que la pluie. Battante...





... sous laquelle chacun se protège comme il peut...





Et voilà l'hôtel Treehouse de Watamu, ou plutôt quelques arbres qui l'entourent.





Un hôtel qui n'usurpe pas son nom. Les bâtiments montent dans la végétation, émergeant à peine au dessus de la canopée...





... mélange un peu foutraque mais très réussi d'accro-branche...




...et d'architecture arabo-ibizenco-africano-italienne, où on trouve toujours un petit coin pour boire tranquillement son masala tea du soir.





ou pour discuter...





... une fois trouvé (ou retrouvé) le bon escalier qui monte (ou qui descend)





Nous y occupons 3 des 7 chambres, largement ouvertes sur l'extérieur. Et pour l'instant, à part le personnel, nous sommes seuls... Enfin, pas tout à fait. Les arbres environnants sont pleins de singes, des cercopithèques de Syke. Potentiellement intrusifs et chapardeurs. Bijoux, crèmes, cosmétiques et médocs doivent être rangés dans la monkey box. Le reste ne les intéresse a priori pas...





La mer et la plage sont tout près...





Un petit sentier serpentant dans la mangrove nous y conduits, accompagnés par un membre du personnel qui restera monter la garde pendant que nous nous baignons.





J'ai connu des plages plus dangereuses. Ce ne serait pas la basse saison par hasard??? En tous cas, ça n'empêche pas la mer d'être à une température parfaite...





... et notre table du dîner d'être dressée avec beaucoup de goût. Et question goût, saveurs et fraîcheur, ne parlons pas du dîner. On nous avait prévenus qu'ici, la nourriture était saine. Elle l'est, et variée, et délicieuse. Bref, la Treehouse de Watamu est ce qui se rapproche le plus du paradis en ce premier soir...





Au troisième étage de la maison que nous occupons, trône la salle de yoga, dans laquelle nous nous retrouverons demain matin (et tous les matins pour certains, notamment Sarah et Julien) dès 7h15 (et plus tôt si affinité pour la méditation également au programme) . La première séance de yoga, Julien, c'est demain! Repos!!!





Il ne nous reste plus qu'à planifier nos activités pour les 4 prochains jours, mais ça devrait bien se passer...





À suivre... pour un blog sans doute plus long et plus tardif. Faudrait voir à ne pas vous habituer à ce qu'il en pleuve un par jour...

 
 
 

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