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Sur les routes et les sentiers du Kenya J7 et J8 à Watamu

  • il y a 20 heures
  • 7 min de lecture

Vous l'attendiez tous. Voilà la suite de nos aventures à Watamu. Nous sommes déjà le 1er mai. Paris se réveille sous un grand ciel bleu en cette journée où le monde entier fête l'anniversaire d'Henri-Claude qui, lui, dort encore. Nous sommes rentrés hier matin de Nairobi. Il est temps de reprendre le fil de cette histoire à Watamu. Et quoi de mieux qu'une petite séance de yoga en famille pour se replonger dans cette fin de voyage ?





Un nouvel épisode de petit déjeuner peut-être... Maël est resté coincé dans la dernière position... Tu peux baisser le bras, tu auras besoin des deux pour manger...





Encore un peu de masala tea? Les oeufs arrivent bientôt





...juste après le pancake noix de coco banane.





Au programme de ce samedi 25 avril, plage pour Sarah, Maël et Noah et partie de kayak dans la mangrove pour les autres. En passant par un restaurant de crabes à 20 minutes de touk touk du Treehouse...





... et une petite centaine de mètres de pont suspendu dans la mangrove.




Serrez les dents Sarah et Julien, on est presque arrivés et passerelles et pilotis ont l'air de tenir bon. Bientôt les crabes qui vous regardent là dessous rigoleront moins et seront dans votre assiette.





À taaaaaaaaaaable!





Les Bidochon ont bien digéré et sont prêts!





C'est parti pour notre expédition de 4 kayaks, dans Mida Creek, un bras de mer rentrant dans les terres et la mangrove.





Henri-Claude fait équipe avec King notre guide, Simon avec Inès et Julien avec moi. Le 4ème kayak est celui de l'assistant guide, dont j'ai oublié le nom. La vieillesse est un naufrage, avec ou sans kayak...





Enfin, quand je disais Simon avec Inès... Il ne faudrait pas confondre faire équipe avec et pagayer avec...





Dans cette équipe là, Simon pagaye et Inès chante... Inutile de préciser que c'est elle qui a réparti les rôles.





C'est trop bien le kayak dit Inès. Surtout quand on s'arrête pense Simon. Qui vient de tomber le tee-shirt après nous avoir offert une spectaculaire descente d'embarcation en mode roulé boulé et plongeon pas très réglementaire en eau profonde.





Vous voulez voir le monde de Narnia? nous demande King. Pas d'armoire ici (pour ceux qui ont la réf), la porte d'entrée est un petit sentier qui serpente dans la mangrove, entre racines de palétuviers...





et milliers de bernard-l'ermite petits et gros, ressource inépuisable pour les pêcheurs qui en font leur appât préféré et petit piège à plantes de pieds nus surtout quand l'eau du sentier s'obscurcit...





Contrairement à ce que vous pourriez penser, ce n'est pas parce que ça picote sous nos pieds que nos sourires paraissent crispés. Essayez donc de vous faire tirer le portrait en disant Tiiiiii (tea) et vous aurez les dents aussi serrées que nous.





La salinité de l'eau et du terrain s'accroît au fur et à mesure que nous entrons dans les terres. Si vous brûlez de savoir comment la végétation reste longtemps dense et parvient à survivre dans ce bain de sel, je vous propose une belle histoire de l'oncle King. Vous voyez les 2 ou 3 feuilles jaunes dans chaque arbre? nous dit-il. Ce sont celles qui se sacrifient en absorbant toute la saumure pour que l'arbre vive. Allez, on va dire que c'est vrai. C'est tellement romantique...





Une nouvelle variété de palétuviers plus résistante a remplacé la première mais cette fois, trop c'est trop. Seul un tapis de pousses parvient désormais à émerger du sol gorgé de sel. Nous avons atteint la clairière centrale. Celle où King venait jouer avec ses copains quand il était petit. Dans ce monde de Narnia là, les seuls habitants sont de tout petits crabes qui surgissent, filent et s'immergent, innombrables sous nos pas, et des millions de minuscules bébés bernard-l'ermite, bâtonnets noirs et millimétriques, devenus partie intégrante du sol vaseux sur lequel nous avançons...





Y'a comme une petite odeur, vous ne trouvez pas? Et oui, ce mélange de vase, de sable et de futurs bernard-l'ermite est assaisonné d'une bonne dose d'hydrogène sulfuré. Ce qui ne nous empêche pas de patiner joyeusement sur l'air de Jurassic Park ou du Beau Danube Bleu, je ne me souviens plus... (et on a tellement fredonné Jurassic Park en attendant le Tyrannosaurus Rex dans les parcs nationaux du Kenya que j'hésite...)





Pagayer sur l'eau paisible des petits canaux qui entrent dans la mangrove est un jeu d'enfant. Il faut simplement éviter les branches basses et les racines hautes. Rien à voir avec les vagues et le courant du bras de mer que nous devons emprunter à l'aller et surtout au retour, par vent contraire. La pause goûter au coucher du soleil, nos 4 kayaks attachés entre eux, est un petit bonheur pour nos dos et nos bras crispés. Encore un moment où la vie vaut d'être vécue. Et encore une belle journée...





Pas de courbatures ce matin du dimanche 26 avril alors que le blog m'appelle. Tout est calme dans les feuillages. Mais lorsque je suis revenue dans cette partie de la pièce après ma douche, il y avait un singe adulte perché sur le rebord du balcon à gauche de l'image. L'air de se demander s'il allait rentrer ou non. Pas le temps de le photographier car il n'est pas resté pour poser. Mais la preuve est faite que la curiosité et les possibles intrusions des cercopithèques du coin ne sont pas une légende urbaine.





Un peu plus tard, tandis qu'Anna commence à organiser par téléphone la séance de tressage de Sarah et Inès (qui n'aura lieu que demain, et, d'ici là, aura le temps de changer 2 ou 3 fois)...





... nous partons pour notre restau du jour...





le Pili Pan, à peine à 2 kms de la Treehouse... À pied pour une fois??? Non, il fait vraiment trop chaud et moite pour marcher. Vive les touks touks, surtout quand on ne va pas trop loin.





Décor de rêve...





entre cocotiers, mer et mangrove...





...et bonne table où chacun trouve de quoi se régaler. À part un autre couple, nous sommes seuls et vite servis. À noter l'appartition fugitive de 6 femmes, blanches comme des cachets d'aspirine, aussi languides les unes que les autres (d'ailleurs, tellement ressemblantes que forcément soeurs), lunettes noires et maquillages à la Tim Burton, qui se lèvent et s'en vont au bout de trois minutes en disant à la cantonnade (et au serveur éberlué) "We'll be back for sunset!" Famille Adams locale? Vampires en visite dans le coin? Ou alors touristes juste perchées ? Sinon, pourquoi l'une d'entre elles se prendrait-elle en selfie toutes les 30 secondes? Pour vérifier encore et encore qu'elle n'est pas sur la photo??? Je sais!!!! Influenceuses ET perchées, en provenance directe de Dubaï...





Ça en revanche, c'est tout à fait normal. Tout peut se transporter en moto ou mobylette en Afrique. Alors, pourquoi pas un clavier de piano? Le piano à queue peut-être pas tout de même...





Et comme tout est possible aussi à Watamu, il y a même une réserve animalière, dans la forêt Arabuko-Sokoke dont je vous ai déjà parlé il y a 2 jours. Que nous fait visiter Jonathan, plein de bonne volonté et aux yeux perçants malgré son âge. Mais pas très chanceux dans sa quête animalière...





Dans cette réserve, se trouve le plus petit éléphant du monde, la musaraigne à trompe, surnommée musaraigne-éléphant. En bas à gauche de la carte...





Grand comment??? demande Noah. Comme ça (ou même plus petit). 52 cm et quelques pour un poids de 500 g environ. Et on va en voir? Non, c'est une IA prétend Inès. Même s'il existe bel et bien, pas sûr qu'on le voie. La forêt est touffue et il est timide...





Ah ben si, en voilà un!!! Ah ben non, c'est une photo de photo... Pas de triche dans ce blog!!! Pas de musaraigne-éléphant non plus... Même les deux hibous annoncés par Jonathan comme étant des résidents permanents de cette partie du parc sont aux abonnés absents...





Par contre, ces deux mille-pattes qui copulent (du coup, ça en fait 2000) sont vrais et bien là. Noah déteste et, selon Jonathan, les gens du coin aussi. Pourtant, à part leur laideur, ils sont parfaitement inoffensifs et peuvent vivre 7 à 10 ans.





Mais tout n'est pas repoussant ou invisible ici. La preuve, ces nuées de papillons qui volettent dans les fourrés. Parfois, sans se poser pour un grand papillon sombre dont le vol zigzagant évoque une chauve-souris et que nous n'avons pas pu identifier. Heureusement, ce n'est pas le cas de cette "Pointe violette"...





... ni de cette "Pointe écarlate".





Pas de Grand Machaon photographié. Trop furtif. En revanche, sa chenille est là et attend son heure, telle Cendrillon avant le bal...





Dans cette petite forêt, on trouve aussi des petites bananes, comestibles pour l'homme quand elles sont mûres, mais tellement prisées par les singes du coin qu'elles n'ont aucune chance d'arriver à maturité et a fortiori jusqu'à nos palais...





Le plus gros specimen que nous aurons la chance de voir cet après-midi là est un lézard plaqué à nez rond de 40 cm, pas farouche et longtemps immobile malgré notre proximité.





On peut toujours se rabattre sur les arbres. Après tout, nous sommes dans une forêt ici... Le plus gros, à part un figuier étrangleur rencontré plus tard est un faux baobab, c'est bien notre chance...





Sarah est l'amie de tous les arbres (plus que celle des bêtes), même les faux baobabs.





Celui-là, le faux kapokier (décidément!!!!) est un champion de l'auto-défense. Il y a aussi de vrais éléphants dans cette forêt, dont le passage dans les sous-bois denses peut faire des dégâts. Gare à eux leur dit ce tronc, car qui s'y frotte s'y pique!





Tu t'es frotté, Maël???





Nous voilà dans une autre zone du parc. Celle où nous pourrions voir des buffles et des (vrais) éléphants. Mais ni le point d'eau (derrière les arbres de gauche) ni notre goûter n'ont attiré l'ombre d'un big five. Et la photo de groupe est très réussie Maël... Un éléphant ou un buffle dans le champ auraient sans doute un peu gâché ce bel ensemble...





Attention! Barrière électrifiée!!! Il faudrait que quelqu'un referme derrière nous... Tu ne veux vraiment pas t'en charger Julien???





Si Godot était un éléphant (voire un troupeau d'éléphants) c'est ce qu'on appellerait "En attendant Godot".





Waouh!!!!!! Non, je rigole... Ça, c'est ce qu'on aurait pu et voulu voir...





Et ça, c'est ce qu'on a vu...





Et quand la vingtaine de hérons mélanocéphales s'est pointée, posée de 10 mètres en 10 mètres pour un rapide dîner au sol et enfin envolée, il ne faisait plus assez clair pour les photos. Mais c'était beau à regarder... Il faudra vous contenter de les imaginer...





Ce n'est pas tout à fait fini pour cet épisode animalier. Pas de big five ce soir (petit rappel pour les non-initiés, les big five sont l'éléphant, le buffle, le lion, le léopard et le rhinocéros). Mais un des small five s'est invité dans la voiture de Jonathan. Ce fourmilion (ou fourmi-lion), une sorte de libellule géante en robe de bal. Difficile à voir dans le noir et surtout à attraper alors qu'il s'est échappé des mains qui la tenaient et se promène entre nos jambes dans le véhicule. Déclenchant une certaine panique à bord.




Plus facile à observer le soir sur un des murs et dans la lumière électriques du Treehouse. Quelle beauté...




Et cette fois, c'est fini. Demain ou dimanche, prochaine et ultime édition des derniers jours de voyage avant retour.

 
 
 

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