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Sur les routes et les sentiers du Kenya J9 et J10 de Watamu à Nairobi

  • 2 mai
  • 6 min de lecture

ATTENTION!!!!! Ce post comporte des images non adaptées pour les phobiques des reptiles rampants. Si c'est votre cas et que vous lisez cette phrase, vous devez aussitôt cliquer sur la petite flèche "Retour" en haut à gauche et ouvrir le post immédiatement au dessus, dont le titre mentionne SPECIAL SANS S........

Au programme du jour, visite de la snake farm pour Simon, Julien, les loulous Maël et Noah, et Henri-Claude et moi. Tandis que Sarah et Inès partent en touk touk passer la plus grande partie de la journée dans un salon de coiffure en ville. Tout (coiffeuses, coiffures et budget) a été organisé et réorganisé à la dernière minute par Anna, suite au problème de santé du fils de la coiffeuse qui a dû être conduit à l'hopital dans la nuit. Anna stresse. Sarah pas du tout. Même si elle ne parle pas plus de 3 mots d'anglais (Sarah a beaucoup de talents mais la maîtrise de langues étrangères n'en fait clairement pas partie...), son expertise en coiffage et tressage africains basée sur bientôt 40 ans d'expérience lui permettra de "gérer" au besoin et la communication suivra...

Et nous ferons livrer des pizzas au salon de coiffure depuis le restau où nous avons prévu de déjeuner.

Le programme vous convient? Alors tout le monde descend de son arbre!!!





Salut les filles. À plus... Nous, nous partons à la...

.




Belle entrée en matière particulièrement à propos que cet agame des colons dans son environnement. Car Henri-Claude m'a toujours dit "là où y a du lézard, y a du serpent".





La mise en abyme était sympa. Et la photo n'est pas mal non plus... Quel bogosse!!!





Eh salut, toi, tortue léopard, t'es canon, tu sais. 100 ans c'est le bel âge!





Et quel cabot tu fais, sacré Caméléon Bilobé, avec tes moufles et tes yeux pivotants.





Mais bon, ce qu'on est venus voir, les vraies stars ici ce sont les serpents. En compagnie de notre guide Alex, un gars cool et un vrai passionné...





C'est l'heure du milking, littéralement celle de la traite. Or, le serpent n'est pas un mammifère et ne donne pas de lait. Le traire c'est lui prélever quelques gouttes de venin qui entreront dans la fabrication de sérum anti venin. Nettement plus dangereux que de traire une vache, c'est moi qui vous le dis... D'autant que les vaches du jour sont trois cobras cracheurs. Cette charmante bestiole, couleur brique au Kenya, est capable à la fois de tuer par sa morsure et de rendre aveugle par son crachat de venin car il vise les yeux.

Tout est en place pour l'extraction : casque à visière des 2 assistants, tube pour faire passer la tête et le haut du corps de la bête et l'empêcher de se retrourner pour mordre, entonnoir pour récupérer le précieux liquide...





pince au bout de sa perche pour bloquer la tête...





... avant de l'empoigner à sa base




...et de l'obliger à mordre l'entonnoir pour lui faire cracher sa valda en faisant pression sur le cou (avant, la technique employée consistait à masser les glandes contenant le venin mais elle a été abandonnée car elle provoquait des lésions qui finissaient à la longue par stopper la production de venin).





Lucy n'a que des lunettes de protection et opère sans gants. Mais sa main ne tremble pas. En revanche, lorsqu'elle lâche la tête après que les 3 gouttes ont coulé, cette main semble montée sur ressort tant elle part vite en arrière.





Et voilà ce que donne la traite de 3 cobras. Pour remplir le flacon, il faudrait des centaines de serpents nous dit Alex. Le venin va être immédiatement placé au froid. Un échantillon dilué de venin sera ensuite injecté dans un hôte animal (cheval par exemple) afin de déclencher la production d'anticorps qui entreront dans la composition du sérum. Souvent lyophilisé pour une meilleure conservation. Il y a des vaccins polyvalents (c'est le cas de celui cococté à partir du venin de cobra, par exemple). Mais certains serpents ne permettent de produire que des vaccins monovalents, seulement efficaces contre leur venin. Et aucun sérum n'existe pour la couleuvre liane d'Usambara (le vine snake).





Alex est formel. On peut boire le venin d'un serpent sans risque. Julien refuse poliment. Non merci, sans façon. Pas soif...




Et si vous n'avez pas encore atteint votre limite en matière d'herpétologie, suivez-moi le temps de quelques images choisies pour une brève visite guidée des spécimens les plus spectaculaires.

Cet olive sand snake n'a pas deux têtes. Ils sont deux sur ces branches.





Le voilà à nouveau, sous un autre angle. Plus inquiétant... Il est au courant qu'il n'est pas dangereux???





Celui-la est une vieille connaissance, le serpent des sables à bec roux. Nous l'avons écrasé par mégarde à Tsavo Ouest. Mais ici, il est bien vivant et toujours aussi inoffensif pour l'homme. Aie confiance... semble-t-il dire.





En revanche, ne pas se fier à l'air bonnasse de celui-là. Il cache vraiment bien son jeu. C'est un black mamba, l'un des pires, dont le venin paralyse sa victime... Même pas noir à l'extérieur mais à l'intérieur, pour éviter qu'on s'en méfie, le fourbe. Et il rampe à 16 km/h. L'horreur!!!!





Mais le clou du spectacle, la star de la ferme, c'est lui, le Python de Seba, le plus grand serpent africain, un monstre. Il peut dépasser les 100 kg et mesurer jusqu'à 7 mètres. Pire, quand on pose son oreille sur sa cage, on entend le bruit de sa respiration, un vrai soufflet de forge. Terrifiant...





Fin de la visite... Noah est très déçu. Il aurait bien aimé mettre un serpent autour de son cou. Mais ici, la chose ne se pratique plus. Trop et inutilement stressant pour le serpent. À défaut, que dirais-tu d'un joli collier en mue, Nono?





Maël a quand même réussi à s'en mettre un. En plastique... Maël est mûr pour l'Actor's Studio. Ou alors, il pourrait jouer sans masque dans un manga... Un acteur né, ce Maël!





La visite ne vous a pas coupé l'appétit? Pas de risque en ce qui nous concerne. Et rien de tel que le doux bruit des vagues...





... et le parfum d'une fleur de tiaré pour retrouver sa sérénité si on l'a perdue.





Sûr que le grand format de 4 fromages était une bonne idée Maël????





La Margherita passera peut-être mieux en XXL, mais est-ce bien raisonnable?





Retour à la piscine du Treehouse en attendant Sarah et Inès...





Une piscine zen, où on est censé se baigner comme on médite. En position du lotus et sans crier... Enfin, moi, j'dis ça, j'dis rien...





Ah, j'entends un touk touk... voilà les filles!!!





Heureuses et magnifiques...





Inès a un peu mal au crâne, mais c'est la rançon quand on fait tresser ses propres cheveux. Ma grand-mère me disait toujours "Il faut souffrir pour être belle". Je ne suis pas trop d'accord mais c'est vrai que tu es très belle.





Avec tout ça, le temps passe et nous sommes déjà mardi 28 avril, jour de notre retour à Nairobi. Nos voisins cercopithèques des (vrais) arbres doivent le savoir car ils nous offrent un baroud d'honneur ce dernier matin, une despedida simiesque en quelque sorte.




Sur les arbres ou sur les toits...




ils se déchainent et sont partout.





Mais où trouvent-ils toute cette énergie?





Dernier petit déjeuner...





Dernières courses d'Inès, accompagnée de ses chaperons Simon et Julien. Merci les gars de vous être dévoués. Je n'avais vraiment aucune envie d'aller faire les boutiques...





Enfin, quand je dis les boutiques, c'est pas non plus Julia Roberts à Beverly Hills. Bon, ben, finalement, on fera le shopping à l'aéroport, celui de Malindi aujourd'hui ou celui de Nairobi demain.





On est quand même mieux au Treehouse pour profiter une dernière fois de la piscine...





Tchao Watamu. Notre avion nous attend à Malindi. Ça sent la fin de séjour tout ça...





Simon a fait croire aux enfants qu'on prenait un jet privé pour rejoindre la capitale kenyane.





Les enfants, je sais pas, mais Julien y croit dur comme fer...





Finalement, on a partagé notre jet privé. On a bon coeur...





Nairobi nous souhaite la bienvenue...





Et Belinda nous conduit jusqu'au van d'Ibis Style... Juste avant que le ciel s'ouvre sur la drache du

siècle. Nous avions un peu oublié que c'était la saison des pluies.





La pluie finit par se calmer sur Nairobi by night.





Arrivés! Et en ayant évité le plus gros des embouteillages.





Vous savez quoi? On va s'arrêter là pour aujourd'hui... Demain (ou plutôt mercredi) est un autre jour. Et mérite son petit post à lui, avec la visite de la plantation de thé Gatura Greens. À suivre donc pour le der des der...



 
 
 

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