Sur les routes et les sentiers du Rwanda (J9)
- 28 sept. 2024
- 7 min de lecture
Jeudi 26 septembre, nous entrons dans la dernière ligne droite de ce voyage. Adieu collines et volcans de l'ouest, en route pour la frontière est du pays et un tout autre climat, chaud, sec, avec un biotope de savane. Direction le Parc National de l'Akagera, fondé en 1932 pour favoriser la conservation animale.
Kigali, ce n'est qu'un au revoir. Nous reviendrons dimanche pour prendre l'avion du retour (si nous arrivons à rentrer, parce notre vol retour est une aventure à plusieurs épisodes et nombreux rebondissements, dont je vous parlerai prochainement...).

La piscine de l'Hôtel des Mille collines nous nargue pour la deuxième fois... Pas grave, nous ne nous baignons que dans le lac Kivu, nous... On est comme ça, un peu snobs sur les bords...

En attendant, encore une photo du Rwanda des collines, avant de découvrir celui des savanes...

Petite halte en chemin dans le Bashana coffee shop. Où Magnifique a ses habitudes. Et ses "ex" aussi semble-t-il... Et de une...

Et de deux (pas moi, mais la charmante brunette à côté...). Sacré Magnifique!... Il a bon goût...

Welcome to Akagera National Park! C'est bon de ne pas avoir à se fouler pour le texte parfois...

Et merci Firmin pour tes explications sur le Parc, l'un des plus vieux et le plus grand du Rwanda, à l'extrémité est du pays et limitrophe de la Tanzanie.

Les Big five y sont tous représentés : lion, léopard, éléphant, buffle, et rhinocéros, (le noir et le blanc, le mangeur de feuilles sur les arbustes et le brouteur d'herbes, qui ne se font donc pas concurrence et vivent en bonne entente), ainsi qu'une grande variété d'oiseaux, de reptiles et d'autres mammifères... Tous ou presque visibles dans la savane en 4X4 et sur les 10 lacs ou leurs rives en bateau. Nous logeons au bord du plus grand d'entre eux, le lac Ihema, sur lequel une balade en bateau est programmée pour l'après-midi même...

... au Ruzizi (on ne rit pas...) Tented Lodge. La meilleure adresse du voyage, pour le confort et la gastronomie. Et pour l'exotisme aussi...

Voici la vue...

la terrasse du bâtiment principal...

sa façade...

... et les tentes, enfin... la tente réservée aux Honeymooners dans laquelle nous dormirons le dernier des 3 soirs de notre séjour (Je ne sais pas comment Henri-Claude s'y est pris - je ne veux d'ailleurs pas le savoir - mais nous allons avoir droit à notre première nuit de lune de miel après 48 ans et demi de mariage!!!!!).

Bref! C'est très dur!!!!

Ça se voit qu'on en bave, non??????

L'heure de la balade en bateau a sonné... Le lac est particulièrement venteux et agité. Ce qui, combiné à la forte odeur de carburant du moteur, me fait craindre la catastrophe pour Isabelle et Henri-Claude, champions du monde de mal de mer, lac et pontons sur tous les continents... Mais finalement, ça se passe bien : rien de tel qu'un festival animalier pour redonner le pied et l'estomac marins aux pires réfractaires...

Mettez les gaz! On traverse!!! C'est qu'il est grand ce lac!!!

Ça vaut le coup, car les pêcheurs sont tous là : l'african fish eagle ou aigle pêcheur, qui prend un bain de pattes (assez rare comme vision, il est plus souvent perché en haut du plus grand arbre ou en vol...) et le martin pêcheur pie (pas de photo cette fois...)

...les grands cormorans adultes en plumage d'éclipse (donc, pas en plumage nuptial), mais vous n'êtes pas obligés de me croire...

... l'anhinga, ou oiseau à cou de serpent, en plein exercice de rafraîchissement par le bec...,

...sans oublier différentes variétés de hérons (bihoreaux, hérons à dos vert, adultes et juvéniles..). Voilà le héron Goliath, le plus spectaculaire de tous... À moins qu'il ne s'agisse du pourpré? Didier, dis-moi...

Les grues royales et les canards armés défilent (à mon commandement... en avant... marche! Une, deux, une, deux...). Je sais, là c'est un peu ridicule, on ne voit qu'un canard désarmé et 2 grues chancelantes. Mais ils sont tout un régiment de canards sur la berge...

En parlant de partir à la guerre, les crocodiles sont là aussi, ne dormant que d'un oeil sur les berges, glissant dans l'eau et sondant dès que le bateau s'approche trop. Pas fous, les crocodiles!

En tous cas, ils ne font pas la guerre aux éléphants, comme dans la chanson. L'apparition de celui-là, venu boire et grignoter deux trois branches, ne les fait pas bouger un cil...

Pas plus que celle de ce buffle, éternellement flanqué de son héron pique-boeuf...

ou celle de ce troupeau d'hippopotames avec lesquels ils ont l'habitude de cohabiter dans l'eau et sur terre. D'ailleurs, je n'ai jamais vu autant d'hippopotames batifoler en dehors du lac et parfois assez loin de l'eau que dans ce parc... y compris quasiment sous les fenêtres de nos tentes en train d'y donner leur sérénade nocturne de ronflements et grognements... Quand ils ne se battent pas au milieu de la nuit, réveillant Didier et Isabelle avec tambours et trompettes...

Fin de tournée lacustre et retour à l'hôtel. Pas besoin d'aller loin pour voir des oiseaux par ici. Et un bulbul, un!!!!!

Et pas besoin d'avoir faim pour manger... Tout de même, les rations sont tellement copieuses dans ce pays, que nous inaugurons l'assiette pour deux (Isabelle et Gabrielle) et le végétarianisme du soir (Henri-Claude)...

A la vôtre et c'est tout pour ce huitième jour au Rwanda et ce premier jour dans l'Akagera. Il en reste deux pour découvrir le parc et ses habitants en voiture. Mais vous n'aurez droit qu'à une seule journée complète de rencontres animalières en photos (non, ne me remerciez pas. Ce n'est tout de même pas aussi ch... que les séances de diapositives de notre jeunesse!). Celle de vendredi, donc hier. Car aujourd'hui, samedi, Henri-Claude et moi sommes restés à l'hôtel pour régler un p..... de b..... de m..... de nouveau problème concernant notre vol retour. Qui, à l'heure où j'écris ces lignes (17h) n'est toujours pas solutionné.
Je résume... Épisode 1 : le retour comme l'aller est booké sur Bruxelles Airlines, une compagnie dont nous aurions dû nous méfier, car elle s'appelait autrefois SABENA (Such A Bloody Experience Never Again...). C'est un Kigali Bruxelles suivi d'un Bruxelles Paris. Compte tenu du peu de temps entre les 2 vols lundi matin 30 septembre, nous avons décidé de décaler d'un jour le second et de passer la journée du lundi à Bruxelles avec nos amis belges (qui se reconnaîtront).
Épisode 2 : La Belgique décide une grève générale le 1er octobre. Et Bruxelles Airlines annule son vol Bruxelles Paris.

Episode 3 : La compagnie décide quelques heures plus tard, d'annuler purement et simplement
nos billets Kigali Bruxelles "puisqu'elle ne peut pas assurer notre vol Bruxelles Paris". Vous le croyez, vous??? Nous non plus... Ça ressemble trop à une histoire belge pour être vrai!!! D'autant que dans le même temps, Isabelle qui avait un vol retour Kigali Bruxelles le 30 au soir, vol annulé celui-là car arrivant le 1er octobre, a été replacée sur notre vol et même surclassée!!! Avec cette annulation, il devait y avoir du surbooking dans l'air et de la place à faire dans l'avion... Et le prétexte de notre correspondance impossible était trop tentant...

Tout s'arrange pendant notre balade sur l'île aux chauve-souris. L'agence nous obtient presque à la même heure le même jour un Kigali Nairobi sur Kenya Airlines suivi d'un Nairobi Paris arrivant le 30 au matin. Seule victime collatérale de cette mésaventure, notre journée à Bruxelles est passée à la trappe. Mais nous aurons d'autres occasions... et de toutes façons, l'histoire ne s'arrête pas là...
Épisode 4 : Ce matin samedi, nous trouvons au réveil le message suivant.

Quand ça veut pas, ça veut pas... Notre correspondance Air France a pris un coup dans l'aile. Si nous ne faisons rien, elle sera partie de Nairobi plus d'1 heure avant qu'on y arrive. Et voilà pourquoi depuis 6 heures ce matin, Henri-Claude appelle des numéros qui ne répondent pas, des compagnies qui se défaussent et des intermédiaires qui ne travaillent pas le samedi ou qui, comme Doris et la moitié au moins de Kigali, sont occupés le dernier samedi du mois à donner leur temps à la communauté en travaux de voirie et de nettoyage de la capitale. Il semblerait aux dernières nouvelles que nous partions finalement sur un vol RwandAir à 17h30 pour Nairobi, ce qui nous permettrait d'avoir notre vol Air France. Nous avons les cartes d'embarquement. Mais tout n'est pas encore clair, côté prise en charge... Nous verrons demain...
Pour patienter jusqu'à la conclusion de ce blog avec un dernier post qui devra attendre lundi, voilà quelques dernières photos animalières de la journée d'aujourd'hui...
Les 2 lions en majesté que nous n'avons hélas pas vus, puisque nous ne sommes pas sortis de l'hôtel. L'un des clous de la journée pour les 4 autres dont la matinée a été plus vagabonde que la nôtre...

Nous, ce sont les animaux qui sont venus à nous, autour de notre tente Treetop, suffisamment à l'écart du reste de l'hôtel pour que les singes vervet en fassent un point de rendez-vous...
Grooming...

Mère avec son petit...

Chahut de gamins...

Et dernier endroit où on cause...

Nous les remercions tous chaleureusement, Henri-Claude et moi. Merci aussi au long serpent vert pomme, pas encore identifié, enroulé autour de la rambarde que l'on voit ci-dessus, et qui m'est littéralement tombé sur les pieds, alors que allions vers notre chambre, moi en tête. Nous avons sûrement eu aussi peur l'un que l'autre, même si je suis la seule à avoir crié et qu'il est le seul à avoir filé et disparu dans les fourrés sous la passerelle...
Sinon, j'ai bien vérifié cet après-midi : il n'y avait aucun hippopotame sous la douche extérieure de notre tente. J'en étais pourtant persuadée tant ses grognements paraissaient proches...

Il est 22h15 et Henri-Claude est en train de finaliser l'enregistrement de nos billets. Allons-nous pouvoir profiter enfin de cette chambre nuptiale???

Et de cette baignoire royale??? Ne le répétez pas, mais c'est déjà fait...

Bonne nuit à tous et fuck les compagnies aériennes !!!
À suivre pour le défilé des animaux et le bilan de ce voyage en excellente compagnie et dans un pays étonnant...


Commentaires