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Sur les sentiers de Chamonix

  • Photo du rédacteur: catherineyautier1
    catherineyautier1
  • 22 sept. 2025
  • 9 min de lecture

Je ne ferai pas de blog!!! C’est ce que j’avais dit en partant le mardi 16 septembre à Chamonix passer 5 jours à l’invitation de mon cousin Christian et de Roselyne, sa moitié. Mais quand on est en si bonne compagnie, que la météo nous gâte à ce point, que la montagne est si belle, comme dirait Jean Ferrat, et les photos si aguicheuses, l'appel du blog est irrésistible. Je ne résiste donc pas et je vous propose un petit blog pour grandes montagnes…

Ça ne commençait pourtant pas sous de très bons auspices, avec une interminable liaison automobile Genève Les Houches (vive les transfontaliers) qui nous faisait arriver à la nuit tombée dans le chalet familial, retardant au lendemain matin toute possibilité de wouaouh alpin. Ce noir d’encre aurait pu tout aussi bien être celui d’une morne plaine ou du chapeau d’un curé. Mais comme disait ma grand-mère (paraît-il), tout le plaisir est dans le désir.

Et miracle, le lendemain matin, devant le balcon, pas encore tout à fait le Mont Blanc mais presque...





Comme on n'est pas venus pour passer nos journées sur un balcon, nous voilà partis dès le petit déjeuner avalé pour une mise en jambes et la première des 3 randonnées de ce séjour qui nous permettront de sillonner quelques unes des destinations aux noms si exotiques des hauts de Cham', comme on dit là-bas..





Aujourd'hui mercredi, ce sera la montée depuis les Tines vers le Lavancher et le Chapeau et retour par les Bois. Tout un programme...





Même si le Mont Blanc continue de cacher le bout de son sommet derrière des nuages lenticulaires, le spectacle est de toute beauté et le chemin agréablement ombragé...





Après 1h30 de montée, la buvette du Chapeau nous offre sa terrasse accueillante. Mais pas question de céder tout de suite à ses charmes...





ou à ceux de son splendide petit potager, foisonnant de tomates, courgettes, pois gourmands, oignons, haricots verts, blettes, choux et j'en oublie...





La vue sur la Mer de Glace, ou ce qu'il en reste, nous attend quelques centaines de mètres plus loin. Décidément, les légumes résistent mieux que les glaciers par ici...





Il faut dire qu'il fait chaud et que voilà bien longtemps que nous avons tombé la polaire matinale...





Le temps d'un selfie avant de passer au pique-nique du jour...





... et de revenir prendre le café à la Buvette du Chapeau, confortablement installés dans des rocking chairs. Quelque chose me dit que ce séjour va être très agréable...





Autre ambiance dans la descente par Les Bois, sa forêt moussue et son chaos rocheux en mode Brocéliande à la montagne...





On s'y sent tout petit, mais il y a bien longtemps que plus rien ne bouge dans ces éboulis de géant d'un autre temps...





À part nous qui continuons tranquillement notre descente (je prends conscience en l'écrivant que ce retour par Les Bois est le seul moment où nous avons été totalement seuls sur un sentier pendant ce séjour. Dingue, non????).





Avant de toucher le fond de la vallée et l'Arve, en pleine forme (l'Arve et nous)...





Les chalets sont tous plus grandioses et mieux situés les uns que les autres dans ce faubourg boisé et huppé de Chamonix, qui fleure bon l'IFI et la taxe Zucman.





Notre première rando chamoniarde s'achève après 9 km et 472 m de dénivelé en 5 heures, picnic compris. La première journée aussi dans un de ces moments où on voudrait que la lumière du couchant ne s'éteigne jamais.





Surtout quand elle dessine de drôles de choses dans la montagne, comme cette tête de buffle. Vous l'avez???





Allez, c'est tout pour ce mercredi 17 septembre. Les couleurs s'en sont allées et il ne nous reste plus qu'une image en noir et blanc... À demain...






Jeudi 18 septembre, une pensée émue pour ces wraps que nous n'allons pas tarder à oublier dans un sac à dos resté au chalet et qui ne monteront jamais à l'Aiguille du Midi.





Nous si!!!!! Par une journée grand beau. Grand? Non! XXL !!!!! Il paraît qu'il y a du vent là-haut à 3842 m d'altitude et qu'il n'y fait pas si chaud.





Mais on a du mal à le croire. Même le Mont Blanc, qui daigne enfin se montrer, a l'air de fondre tout là-haut, tandis que nous montons dans la benne de 13h15. On serait bien partis plus tôt, mais ce matin, toute la vallée semble s'être donnée rendez-vous au pied du téléphérique de l'Aiguille du Midi... Pire que le métro aux heures de pointe. Mais moins pire qu'au mois d'août paraît-il. Qu'est-ce que ça doit être?





Et nous montons, toujours plus haut, dans un ciel toujours plus bleu...





Ça y est, nous y sommes. Pas dans la neige, là-bas, comme ces 3 petits points noirs à gauche, on n'est pas fous quand même... mais sur l'une des 8 ou 10 plates-formes accrochées tout autour du Pic.





Ne comptez pas sur moi pour citer les sommets qui nous entourent. Je suis trop occupée à m'en mettre plein les yeux ou à poser sur les photos pour enregistrer leurs noms. Désolée, Christian... Je sais simplement qu'ils sont italiens en face et suisses à gauche...





... et que c'est magnifique (comme serait capable de dire Anne, qui pourtant est tombée dedans quand elle était petite).





Moi non. Et ne comptez pas non plus sur moi pour quitter l'abri douillet des plates-formes et marcher sur des crêtes glacées comme celle-ci. Même histoire de fuir la foule qui nous entoure...





Le simple fait de regarder ce chocard à bec jaune me donnerait presque le vertige. C'est dire...





C'est haut quand même... Vous êtes sûrs que ça tient??? Je ne sais pas vous, mais moi, je me sens toute chose alors que nous avançons très lentement dans la petite heure de queue qui nous conduit...





... vers le pas dans le vide! Point culminant de cette forteresse des cimes et sans autre filtre qu'une vitre tout autour de nous.





Ça calme!!!! Et ce n'est pas parce qu'on y pénètre en pantoufles qu'on s'y sent comme chez soi!!!!





En dessous, la Mer de Glace en majesté, certes un tantinet grisouille et fripée mais qui inspire encore le respect... Pas envie d'aller rejoindre les quelques cadavres qui continuent à ressortir de temps en temps de ses rides sans fond...





Heureusement, ce n'est pas au programme du jour, plutôt joyeux. Mais qui a dit que certains de nos sourires étaient un chouia crispés?





Pendant que les marcheurs sur crête continuent de marcher sur crête...





... nous continuons à explorer les différentes plates-formes. Chacun son délire!!!





De haut en bas et de bas en haut... Le dénivelé n'est pas foufou, mais bon...





Nous, on touche les cimes du doigt, on y croit. Et c'est l'essentiel...





Ça nous éclate et ça nous ébouriffe!!!





Ça fait bien marrer les chocards qui volent autour de nous, jouent avec les courants ascendants et défient avec une virtuosité dingue le vertige et la pesanteur.





Derniers petits frissons avant de rentrer...





On passe par où? Les escaliers sont bondés... Tout le monde a décidé de redescendre vers Cham en même temps. Pas grave. Rien ne vaut un bon vieil escalier... même plein à craquer!





et une bonne vieille cabine... même après une heure de queue. Tchao l'Aiguille du Midi et à la prochaine!!! On viendra un jour de brouillard, il y aura moins de monde...





Vendredi 19 septembre, fini de rigoler... Nous montons à la Flégère pour une boucle de 9,5 kms et 550 m de dénivelé qui nous conduira au Lac Blanc et retour par la Tête aux Vents (il paraît que c'est un nom qui en jette, ne serait-ce que parce qu'il figure sur le parcours de l'UTMB!).





Nous, on va se contenter de marcher, en même temps que des centaines (et peut-être des milliers) de personnes par cette nouvelle journée de grand bleu à la montagne. Car, contrairement à ce que pourrait laisser croire cette photo... il y a du monde sur le chemin!





Comme l'Aiguille du Midi, le Lac Blanc attire des touristes du monde entier, français bien sûr, mais aussi allemands, anglais, italiens, espagnols, quataris, indiens, indonésiens, chinois, népalais...





C'est vrai que la balade est spectaculaire...





pleine de contrastes, de couleurs et de reflets, entre minéralité sauvage et végétation apaisée. Et tout au fond, le Mont Blanc...





C'est ce que je disais... Un chouia de douceur dans un monde de brutes, un brin de chaleur à hauteur d'homme (et de femme) dans un univers impitoyable et glacé...





Un décor aussi renversant, ça vous mettrait presque la tête à l'envers!!!





Pas au sens propre Henri-Claude ! C'était une image !!!




Il y a un peu de monde quand même... Qui se concentre de plus en plus sur les derniers 200 mêtres de dénivelé où le sentier se durcit et la pente s'accentue... Avec la chaleur qu'aucune ombre ne vient calmer, tout ça vous remet vite du plomb dans les jambes et la tête à l'endroit...





Et on est contents d'arriver aux 2352 mètres du Lac Blanc, même si on n'est ni les premiers ni les derniers de la journée... et surtour pas seuls au monde!!!!! Un petit selfie pour fêter ça!!!





Et un picnic bien mérité, qu'on n'a pas oublié d'emporter aujourd'hui. La salade de pâtes a eu plus de chance que les wraps...





On n'allait quand même pas s'agglutiner au refuge du coin!!! N'empêche que deux trois petites buvettes par ci par là dans nos montagnes espagnoles ne seraient pas de trop...





Vous comprenez maintenant pourquoi ce lac, même rétréci (d'après Christian et Roselyne), même hyperfréquenté (d'après la police), est un des plus beaux spots de la région?





Et la fête n'est pas finie! Le feu d'artifice ne fait que commencer!





De l'autre côté du lac, il y a encore des lacs!!!!




Juste le temps de contourner l'éperon qui accueille le refuge... prudemment tout de même...





... car rater une marche n'est pas conseillé...




... et voici le premier des lacs des Chéserys et son sentier où se croisent ceux qui comme nous, redescendent vers La Tête aux Vents et La Flégère...





et ceux qui comme les autres montent vers le Lac Blanc et son refuge.





Alors forcément, parfois, ça bouchonne... (ce qui ne risque pas trop d'arriver par chez nous...). Les traileuses profilées pour la course doivent laisser passer ceux qui montent et Henri-Claude en profite... Car comme disait son papa, le coup d'oeil est à l'oeil...





Et parfois, ce sont ceux qui descendent les échelles qui font attendre ceux qui aimeraient les gravir... et ne sont pas tous aussi patients qu'ils (ou elles) le devraient... Une exception heureusement, car les sourires et la bienveillance l'emportent largement.





Et dans l'ensemble, si le silence et la quiétude vantés par ce cairn ne riment pas avec solitude par ici, les Lacs des Chéserys ne nous déçoivent vraiment pas...




pas plus que ce sentier, un vrai bonheur pour les pieds et les yeux. Et pour le photographe, un décor de rêve...




où se cache la seule marmotte encore réveillée du coin... Bravo Roselyne-oeil-de-lynx!




Et vive ce sentier qui nous enchante...




et nous conduit directement, après 212 mètres de dénivelé négatif...



au spot de La Tête aux Vents.



Et la descente continue, toujours aussi photogénique et de plus en plus confortable. On ne dirait vraiment pas que 2600 et quelques coureurs sont passés par là il y a quelques semaines lors du dernier UTMB!




Il reste même quelques myrtilles à grapiller au bord du chemin...





Dernière photo (on ne s'en lasse pas...) avant de reprendre la remontée de la Flégère dans le sens de la descente cette fois-ci. Un peu cuits par le soleil et enchantés de la rando...





Qui nous a laissé suffisamment de force et surtout d'appétit pour aller fêter dignement dans un restau de St Gervais les 38 ans de mariage de Christian et Roselyne autour d'un très bon vin de Savoie, comme il se doit.




Et de 3 jours !!! Il nous reste encore un samedi de vacances à la montagne et de ciel bleu. Il paraît que dès dimanche, la pluie revient... Nous avons bien l'intention d'en profiter tous les 4. En commençant par le marché, où nous trouvons une petite caisse d'encornets, parfaits pour la plancha que prévoit Roselyne ce midi. Car aujourd’hui, pas de picnic. Nous irons marcher après déjeuner...

Délicieux, ces encornets préparés avec un aliño. Olé !!!




Notre rando du jour est poétique (à défaut d'être très sportive). Un choix de Christian, après une guerre d'usure contre Roselyne qui préconisait plus de dénivelé et de vue. Mais il aurait fallu partir le matin et nous aurions manqué le marché... Nous allons à Charousse en passant par le Chemin des Diligences et Vaudagne avec retour par les Chavants. Jolis noms... pour une jolie rando d'un peu plus de 6 kms et 285 m de dénivelé, où le bucolique et le charme sont partout.




Vaudagne est un petit coin de paradis. On rêverait d'aller à l'école ici... mais c'est trop tard!





Ou d'être un centenaire au bord de cette fontaine... mais c'est trop tôt...



À défaut, il reste la chapelle, construite en 1680, "grâce à l'argent versé par les émigrés originaires du village de Vaudagne" dixit une petite pancarte "placée sous la quadruple protection de saint François de Sales, saint Sébastien, saint Félix et saint Théodule"... mais ça fait trop de saints. On se contentera d'une belle photo de 3 jeunots devant la fontaine...




et du clocher typique sur fond de montagne. C'est tellement beau que Dieu existe peut-être finalement!





Encore 150 m de dénivelé et nous atteignons Charousse, l'alpage où on rêverait d'avoir ne serait-ce qu'une grange... Enfin, non, pas vraiment. En tous cas pas en hiver...





Je me demande quel effet ça fait d'habiter sur une carte postale...





Je nous trrrrrrouve trrrrrrrrrès beaux. Mais pour l'effet carte postale, c'est moins bien...




En revanche, en mode BD, ça le fait !!! Arrête de jouer avec l'IA Roselyne, tu vas finir par perdre tout contact avec le réel...




C'est tout pour cette rando et pour ce blog. J'avais promis qu'il serait court mais 4 jours aussi bien remplis, ça prend de la place en images et en commentaires...

Mille merci(s) Christian et Roselyne et à toute. C'est sûr qu'on reviendra aux Houches et à Cham et on vous attend à nouveau sur nos sentiers d'Espagne.

Et vive les chemins, surtout ceux des Jours d'en Haut!!!



À suivre....






 
 
 

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