Sur les sentiers de Gata de Gorgos à Font de la Mata
- catherineyautier1

- 3 déc. 2025
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 déc. 2025
Mardi 2 décembre, c'est un circuit " de toda la vida" que Bernard, notre guide-bis-automne-hiver a mis au programme de la rando modérée du jour : une boucle partant du parking El Coral del Pato de Gata de Gorgos pour rejoindre la cultissime Font de la Mata avant de revenir à Gata. 29 participants ont répondu présents avec l'enthousiasme de randonneurs qui pour être modérés n'en sont pas moins affamés de beaux paysages du coin et de sentiers caillouteux ma non troppo. De quoi faire 2 groupes qui tourneront chacun dans un sens. L'un plus belge que français, guidé par Bernard et Marie, fera tourner dans le sens contraire des aiguilles d'une montre Guy, Michel et Muriel, Olivier et Pascaline, Vincent et Chantal, Thierry BDR. et Andréa, Thierry J. et Jeanne-Marie, Jean-François et Nathalie, et Bernard et Françoise. Et l'autre, plus français que belge, guidé par Henri-Claude et moi, tournera dans le sens de la trotteuse avec Sabine, Jérôme et Annie, Patrice et Monique, Robert et Catherine, et Jean et Geneviève.
Photo de groupe, un peu dissipé, et difficile à réunir en totalité... D'ailleurs, pour ceux qui suivent et qui savent compter, 17 + 11 = 28 et pas 29.

Il en manque un, ou plutôt une... Yasmin !!! Qui n'a rien trouvé de mieux que d'aller démarrer la rando en plein milieu du parcours, à Font de la Mata... La créativité de Yasmin est sans limite, comme la solitude de sa voiture, garée très, très, très, mais alors très loin de toutes ses copines...

À dans 1h45, Yasmin... On arrive... En tous cas, le groupe de Bernard est à fond...

Le nôtre aussi, mais on prend quand même le temps de faire une photo des Henry's boys and girls devant Gata et le Montgó.

Un Montgó qui ne va guère nous lâcher... La preuve! Non, Jean, il est de l'autre côté...

Ne te retourne pas Robert, et ne fais pas semblant d'avancer à reculons avec ta casquette à l'envers, mais il est toujours là...

Il paraît qu'il ne faut pas réveiller l'éléphant qui dort (à moins que ça ne soit le chat ou le lion, je ne sais plus...). Bon, mais là, à force de s'éloigner sur la pointe de nos chaussures, même s'il se réveille on sera déjà loin...

Murs de pierres sèches, chemin bucolique, oliviers et pinèdes, et mer bleu foncé au loin... tous les ingrédients sont réunis pour une rando de charme. Et celle-ci coche toutes les cases. Pas étonnant qu'on l'ait déjà faite plusieurs fois, la dernière datant de début décembre 2023. Nous étions 29 là aussi également répartis en 2 groupes, dont 12 à nouveau présents aujourd'hui, qui se reconnaîtront s'ils lisent ce blog. Quand on aime, on ne compte pas...

Ici, les pierres ont une âme et jouent avec nos imaginations. Comme cette tête de veau en bas de la photo ou cette tronche de sanglier en haut à droite... Vous l'avez?

Et là, c'est plus clar???

C'est vrai qu'on a connu plus poétique, comme cette lune rousse il y a 2 ans...

Mais je suis sûre qu'en cherchant bien... Bon, assez parlé cailloux, je sens que je lasse...

... et que certains d'entre vous préfèreront ces formes plus arrondies et un peu moins sujettes à interprétation, cadeau pour les yeux des randonneurs d'un improbable riverain partageur.

Avec tout ça, et toujours sur fond de Montgó qui continue de somnoler au loin, nous voici en approche de la Font de la Mata. Cette gueule béante qui nous signale que la source n'est pas loin est celle d'un aljibe de piedra (citerne de pierre) de 11 mètres de longueur, construit à la fin du 19ème par les propriétaires de la maison voisine, aujourd'hui en ruines. Je recycle mon commentaire de décembre 23 qui m'évite d'interroger Wikipédia ou, pire, l'IA. Faire rentrer l'IA dans ce paysage, c'est comme si on y mettait.... un éléphant par exemple!!!!

Ah mais qui voilà??? Le groupe de Bernard, en pleine forme et avec une belge de plus. Yasmin is back!!!!!

Il y en a qui fument la moquette et d'autres qui mâchent du romarin, Thierry et Andrea par exemple. Chacun son truc. Il paraît que le romarin c'est plus sain mais perso, je le préfère dans les bouquets garnis...

Et puis, il y en a qui ont trop mangé de soupe ou de sanglier quand ils étaient petits dans leur Gaule de l'Ouest natale. Pour le couple à la Dubout, vous repasserez, Monique et Patrice. Par contre, pour celui à la Boutdu, vous avez vos chances...

Cette fois-ci, personne n'a pris de photo de la multicentenaire du coin, une mata (lentisque) accrochée depuis 600 ans y pico à son rocher et qui donne son nom à la source, beaucoup plus photogénique et inspirante sans doute au vu du nombre d'images reçues. Sur celle-ci, on voit un des curieux petits réceptacles en pierre qui parsèment le sol voisin. Abreuvoirs pour les mules des caravanes qui, au temps jadis, passaient par la Font en chemin vers l'Albufera ou Valencia ? Peut-être. Mais aussi plus probablement un support pour les amphores d'huile ou de céréales qu'elles transportaient... Qu'on m'a dit...

Voilà chacun reparti dans son groupe et sur son cadran de montre. Ici, les traces de semelles que nous croisons, sont encore fraîches et bien marquées. Ça sent les pieds belges bien trempés. Pas de doute, nous remontons la piste laissée par le groupe de Bernard...

Ces traces là sont plus étonnantes. Peignes à myrtilles???? Mais chacun sait, même les belges, que les myrtilles ne poussent pas sur les rochers! A fortiori sous les piles d'un autoroute... Le mystère reste entier...

Mais arrêtons de regarder nos pieds et ceux des autres! Admirons plutôt ce panorama somptueux et si sauvage alors que nous n'avons jamais été aussi près de Gata.

Alors??? Y'a écrit quoi là-dessus??? On peut avancer???

Mais Geneviève est bien embêtée. Elle n'a pas ses lunettes...

Allez, on y va... Il ne devrait pas pleuvoir tout de suite et avant que cette rivière totalement sèche ne se transforme en torrent furieux, de l'eau devrait couler sous les ponts, si j'ose dire...

Haut les coeurs et en avant toute, la team d'Henri-Claude!, Annie en tête!!!

Nous voilà quasiment arrivés, sous un ciel triomphalement bleu (elle est pas un peu trafiquée. cette photo, Henri-Claude???).

Parce qu'au même moment (ou presque), ni le ciel ni la troupe de Bernard ne paraissent au mieux de leur forme... Je dis ça, je dis rien...

Quand on arrive en ville... l'homme qui parle à tous les chiens avec un chapeau engage la conversation avec le premier canard venu. "Hello Donald!..."

Quand on arrive en ville... la bande de Johnny Rockfort alias Johnny Cash alias Jérôôôôme entame une choré endiablée dans les banlieues dortoirs de Gata (si on peut dire). Il y a même France (Annie) Gall et Diane (Geneviève) Dufresne. Et si vous n'avez pas l'âge d'avoir adoré Starmania, tant pis pour vous....

Ah non pardon! La bande des zonards et des mauvais garçons, c'est la bande à Bernard!!!!!!!!!!!!!! Ça fait peur, quand ils arrivent en ville, non????? Et pourtant, ce n'est pas eux qui ont tenté de me faire la peau quelques minutes plus tôt en balançant un bâton (de marche, pas de dynamite heureusement...) entre mes jambes. Du coup, je me suis contentée d'un vol plané sur le bitume, ce qui vaut toujours mieux que d'être éparpillée partout façon puzzle... Je tairai le nom de l'apprenti assassin mais, la prochaine fois que tu passes près d'un ravin, Jérôme, si je suis dans les parages, je ne garantis rien...

C'est le congrès des pompistes de gauche qui s'est réuni sur notre parking? Ah non, c'est juste une vignette code couleur pour dress code...

Déjeuner au restaurant Arraval. Il était temps. Guy était à deux doigts de la déshydratation complète, après 8,4 kms, 233 m de dénivelé et 3h31 de marche.

"Encore une belle réunion et une bonne rando dans la montagne" se dit Guy. "La prochaine fois, je pourrais peut-être essayer le point d'arrivée de la rando. Avec un peu de chance, ce sera aussi le point de départ..." pense Yasmin.

Pendant ce temps-là, Sabine continue désespérément d'essayer de faire flamber un whisky bien froid autour d'une glace bien glacée, devant Pascaline qui se recule au cas où tout exploserait. Les filles, vous avez bu quoi avant ce whisky?????

Quant à nos 2 tourtereaux belges, repus et attendris après le défilé interminable des tapas et un dessert-plaisir-coupable, ils roucoulent comme des perdreaux de l'année. Vive Bernard et Marie, les meilleurs guides en CDD que je connaisse!!!

Vous avez déjà vu un groupe franco-belge en délire après une super rando et un déjeuner pantagruélique? Et ben, ça donne ÇA!!!

Et ça crée des liens..... Faut vous arracher les gars...

Parce que c'est tout pour aujourd'hui. À suivre pour de nouvelles aventures et vive les retraités randonneurs!!!!!



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