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Sur les sentiers de la Mallada del Llop et du Barranc de la Canal

  • il y a 2 jours
  • 6 min de lecture

Mardi 7 avril, la rando engagée du jour tutoie les étoiles et les plus beaux spots de la Serrella. Nous le savions depuis une première exploration en novembre 2024 dans le sens des aiguilles d'une montre. Notre reconnaissance de la semaine dernière en sens inverse nous l'a confirmé et nous a permis de découvrir toutes les richesses du parcours. C'est ce circuit au départ de Famorca montant à la Mallada del Llop et redescendant le spectaculaire Barranc de la Canal qui est au programme du jour pour notre tout petit goupe de 9 randonneurs. Petit mais costaud et puis, quand on aime, on ne compte pas... D'ailleurs, l'amour est aussi dans la rando. Avec nos deux jeunes mariés Cathy et Guy, rayonnants de bonheur, Marina et Sabine qui reviennent en deuxième semaine tellement elles ont aimé la première fois, Philippe aussi qui vient reprendre la ruta où il l'avait laissée pour porter secours à sa belle Isabelle, Michel et Anne qui adorent les randos magnifiques (même si Anne déteste être sur les photos des randos magnifiques) et nous, Henri-Claude et moi, parce que, bon... lui c'est le guide et moi la femme du guide! Viva el amor, pues!!! Mais chut, ne le crions pas trop fort! On risquerait de réveiller la Dalida qui sommeille chez Sabine et son Gigi el amoroso tonitruant.





Et Famorca (pas Formica, Sabine, ni Fornica Guy....), notre point de départ, encore somnolent et silencieux, n'a pas mérité ça. Même s'il n'y a jamais la queue d'un bar ouvert dans ce bled, pas plus le matin pour un petit café que l'après-midi pour une bonne bière bien fraîche...





Rien d'autre à faire donc que prendre la route d'approche en marchant d'un bon pas pour se réchauffer et en regardant nos pieds. Le fond de l'air de ce début de journée d'avril reste bien frisquet. Et ça ne sert à rien de lever la tête pour voir où on va car nous allons plus haut que ce qu'on voit.





Tout le monde est là ? On est tellement peu qu'il ne faudrait pas en perdre...





Les choses sérieuses commencent. Et la première montée ne plaisante vraiment pas. Ce qui n'empêche pas les 3 pipelettes en queue de peloton de parler, parler, parler...





Tout en bas, Famorca dort toujours...





... comme ce coral de pierre que nous n'allons pas tarder à réveiller pour notre première halte.





Rien de tel qu'une bonne montée sous le soleil et pour l'instant sans vent pour mouiller le tee-shirt. Vous n'auriez pas une corde et des pinces à linges???





Et rien de tel qu'une bonne halte pour embrasser la mariée (consentante)





... sous les yeux du marié pas jaloux (il surveillait quand même aux jumelles...)





Les lunettes de Marina ont tout vu...





Moi aussi, j'ai tout vu. Et moi non plus, je ne suis pas jalouse...





Je suis même littéralement éblouie et sous emprise!!!





Mais reprenons nos esprits et nos bâtons... Le panneau à gauche et au milieu de la photo nous attend.





Et caché derrière lui, le premier puits de neige de notre circuit, la nevera del Noguer, encore bien plantée dans le paysage à 1137 mètres d'altitude. Anne, tu peux te retourner, la photo est prise...





Attention Marina, ces ruines sympathiques et cet écrin de verdure si photogénique cachent une fosse profonde dans laquelle il ne ferait pas bon tomber... Qu'est-ce qu'on dirait à Hervé, nous????





Nevera cochée. C'est reparti, toujours plus haut.





Faites du bruit, le bout de la pente n'est pas loin!!!





Encore quelques mètres avant le col de La canal. Tous derrière la casaque orange de Cathy. On est beaucoup plus silencieux mais on y croit!!!





Et nous y voilà. Alleluiah!!! Mission accomplie. Jusqu'au prochain sommet, le vrai et l'unique de cette rando, la Malla del Llop. Pas de quoi pavoiser Henri-Claude...





Juste de quoi s'essayer au pole dance. Il y a celles qui semblent avoir fait ça toute leur vie. Et d'autres qui... Bref, il y a les autres...





Alors, à défaut de pavoiser et de poledanser, on va se contenter de poser... Anne, t'es où?????





Pas là non plus, sur les pentes de la Mallada, un sommet tout rond mais qui se mérite... Il culmine à 1350 mètres, de quoi voir la côte et Gandia peut-être dans le lointain?





Anne est déjà assise au pied de la borne géodésique. Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir???





Et toi Philippe??? Comme Guy, Philippe a apporté ses jumelles et compte bien s'en servir. Mais ce panneau ne va pas s'envoler et les vautours ne sont pas encore arrivés...





Le lac de Guadalest, lui, est toujours là, un peu moins vide mais pas encore très plein, après cet hiver et ce printemps pluvieux.





Trop tentant de venir un peu habiter ce magnifique paysage, surtout près d'une Cathy toujours aussi rayonnante. Avec un peu de chance, c'est contagieux et on va rajeunir nous aussi...





Ça y est!!! La cure de jouvence opère!!!





Nous sommes montés tellement vite qu'il n'est pas encore midi. Un peu tôt pour pique-niquer.





Mais on est tellement bien, sur cette terrasse naturelle et à l'abri du vent, que certains se laissent aller à grignoter...





... et à regarder des photos de mariage.





Même les vautours en ont entendu parler et voudraient bien en profiter eux aussi.





Pour une fois qu'il ne sont pas invités à un enterrement... La vie des vautours est injuste...





Celle de Sabine aussi. Juste au moment où elle s'apprêtait à nous régaler d'un petit festival Dalida, on se casse...





Car c'est la fin de la parenthèse sommitale. Il faut prendre le chemin du retour, avec ses 8 kilomètres bien sonnés. En route mauvaise troupe! En formation bataillon! En double file escadrille! On est peut-être pas très nombreux mais ça impressionne quand on se déploie, non????





Le Barranc de la Canal et ses reliefs lunaires n'ont qu'à bien se tenir...





C'est toujours aussi beau. Peut-être un chouïa plus pâle sous le ciel un peu brumeux du jour...





...que dans l'épisode "azur pétard et ajoncs jaune vif " de notre reconnaissance de la semaine dernière.





Heureusement que Guy est là pour nous offrir une version colorisée en mode psychédélique du paysage du jour...





"Y'a pas plus facile comme chemin?" demande je ne sais plus qui dans la bande, pendant que nous gardons difficilement notre équilibre dans un pierrier bien pentu. Si, mais alors, nous passerons au large du Ventisquer de la Canal, une ancienne "glacière" dont il ne reste qu'un mur dans la pente (tout comme il ne reste qu'un bras et une jambe d'Anne qui s'échappe de la photo).





Pas le plus inoubliable des 4 puits de neige de la journée, mais on n'est pas là pour rigoler, on est là pour cocher les cases de ce circuit. Nous avions tout raté la première fois en 2024 en remontant le Barranc du mauvais côté, près de la falaise d'en face... Pas question cette fois. Donc, bref retour sur le chemin avant le vestige suivant.





Le voilà justement, le Pou de la Font de la Noguera, rebaptisé le Pou Philippe Katerine après cette photo où une paire de glandus franco-belges servent de marqueurs de paysage...





Si ce sont les moutons habituels du coin que vous cherchez les gars, ils sont bien passés par là, comme en témoignent les lambeaux de laine accrochés aux ajoncs et autres buissons à piquants du chemin. Mais c'est la seule trace d'eux que nous verrons aujourd'hui.





Et voilà le dernier et plus beau des puits, le clou des Pous, celui de la Font del Cantal.





En parlant de Cantal, il y en a qui ont encore faim. On était convenus de finir notre pique-nique ici. Et surtout de trinquer avec le limoncello d'Hervé et la chartreuse de Michel. Ce n'est pas pour rien que cette rando a été renommée par Henri-Claude Rando Enivrée...





À la vôtre les amis!!! Et qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (celle des cimes, bien sûr...).





À force d'avancer en zigzag (parce qu'on suit le sentier, espèces de mauvaises langues, rien à voir avec ce qu'on a bu!!!), nous finissons par toucher le fond du Barranc. En tous cas s'en approcher suffisamment pour reprendre un sentier qui remonte à gauche jusqu'à nous faire basculer de l'autre côté, au dessus du Barranc Olvis.





Commencent alors les presque 6 kilomètres d'un interminable retour à flanc de massif et tout terrain, alternant faux plats, petites montées et descentes, usant pour les articulations fatiguées.





Les jambes sont lourdes mais l'image est tellement belle que je vais conclure mon blog dessus. La rando se termine après 6h30, 10,5 kms et un peu moins de 700 m de dénivelé.





Deux bonus tout de même qui s'imposent pour cette sortie placée sous le signe de l'amour. La vie des bêtes et leurs amours en image saisies sur le vif. Celle des sauterelles qui ont l'amour calme et hiératique.




Et l'amour vache des lézards. Aïe!!! Ouille!!!





Cette fois, c'est vraiment fini. À suivre et vive le mariage, les pous (de neige) et Gigi l'amoroso!

 
 
 

1 commentaire


Catherine Goffinet
Catherine Goffinet
il y a 2 jours

Merci, merci beaucoup pour ce magnifique reportage !!!

Il est amusant, passionnant, coloré…

Quel talent, je suis toujours émerveillée, eh oui!

😘😘😘


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