Sur les sentiers de la Segària vers la grotte de Bolumini
- catherineyautier1
- 27 août 2025
- 4 min de lecture
Mardi 26 août, les affaires reprennent !!! Même si les températures ne baissent pas et si beaucoup de montagnes sont fermées aux randonneurs pour cause de risque d'incendies, Henri-Claude nous a dégoté un trou de souris pour une dernière rando engagée du mois d'août... Trou de souris, c'est vite dit en parlant de l'immense Cova del Bolumini. Plantée au coeur
de la Segaria, passée elle aussi entre les mailles du filet des massifs interdits... Nous avons reconnu le parcours et découvert la grotte vendredi. Et nous y revoilà ce matin, accompagnés de Cathy et Guy, Nathalie, Anne et Michel, Louis et l'un de ses petits-fils, Raphaël...

... alors que le soleil se lève à peine ! Waouh Guy!!! Quelle image!!!

Malgré l'heure matinale, la température ne manifeste pas le moindre signe de clémence. L'air autour de nous est lourd et chargé d'humidité. Et pour le vent, il faudra repasser... Nous sommes encore à peu près secs, mais ça ne va pas durer...

Et ce n'est pas aujourd'hui que nous allons battre des records de vitesse, sous cette chappe de plomb et sur un terrain sans aucune indulgence pour nos jambes qui n'ont pas marché depuis des semaines. Qu'elles soient grandes ou petites, elles montent à une allure de sénateur. Et personne ne cherche à doubler personne...

Heureusement, le sentier est fléché. Il reste peu de cairns encore sur pieds et on a vite fait de prendre des raccourcis - encore plus raides - ou de perdre le fil de la piste.

Qui a dit que l'ombre du caroubier était la meilleure et la plus fraîche ???

Mais qu'est-ce que tu fais, Michel, sombre héros sous ton sombrero ? Nous transpirons tous tellement dans cette montée que personne ne peut croire qu'il te reste encore quelque chose à pisser...

Plus un pas, Cathy!!! Tu es au bord du goufre de l'Aven. Ici, ni Pont, ni bigougaines, mais un puits sans fond, réservé aux spéléos bien équipés. Donc, pas pour nous...

La Cova del Bolumini est un peu plus haut, et guère plus engageante à première vue...

Et pourtant, elle se laisse approcher et pénétrer. Il suffit d'un beau sourire...

... ou d'un peu de souplesse

... et d'une prise à la fois sûre et gracieuse...

Bon... La souplesse et la grâce ne sont pas non plus indispensables...

L'essentiel est d'y aller pas à pas, poc a poc. Les rochers forment les marches d'un escalier géant et un peu de bric et de broc. Qui a dû voir passer beaucoup de bergers et leurs troupeaux de moutons...

... et une poignée de randonneurs bien sûr.

Bâtons conseillées, pour éviter de glisser sur le sol et les rochers bien verts que l'humidité ambiante a transformés en patinoires. "Gaffe, ça glisse!!!" comme disait en français dans le texte un guide indonésien que j'ai bien connu...

Les frontales sont tout aussi précieuses car plus on s'enfonce dans la grotte, plus le décor sculpté par des millions d'années de ruissellement est somptueux et moins la lumière de l'entrée nous parvient.

Nos lampes d'Aladin nous révèlent des orgues et cascades géantes...

des aliens flashés et pétrifiés...

des méduses médusées...

... et des pieuvres engluées dans un marbre liquide.

Et là, que voyez-vous? Les avis sont partagés, pour certains c'est la paire de fesses d'une Vénus callipyge, pour d'autres la poitrine généreuse d'une statuette préhistorique.

En parlant de ça, nous n'avons pas trouvé de peintures rupestres. Et pourtant, il semblerait qu'il y en ait. En tous cas, le site a été habité et a servi de lieu de sépulture à partir du paléolithique supérieur (plus de 10000 ans) jusqu'à l'âge de bronze (3300 à 1200 ans avant JC). Respect!!!

Il est temps de retourner vers la civilisation et la lumière du jour... Avec un peu de regret tout de même, et pas seulement pour la délicieuse fraîcheur ambiante.

On s'y sentirait presque chez nous dans cette grotte. En terrain conquis pour le moins...

Henri-Claude est même à deux doigts d'y planter sa tente entre deux stalactites et une stalagmite. Et Raphaël trouve ça cool malgré le plafond un peu bas...

Mais bon... à nos âges, c'est sûr qu'un minimum de confort s'impose, hein Louis???

Que diriez-vous d'une petit concours de faux couples pour conclure ce voyage dans le temps ? On y croit, non? Tellement rayonnants tous les deux... Tellement naturels...

Là, c'est déjà moins crédible, je ne sais pas pourquoi... Trop beaux pour être honnêtes sans doute...

Et là ? Là, comment dire??? Le faux couple improbable et fier de l'être?

Il y a aussi le faux couple qui se la joue (mal) faussement décontracté...

Et enfin, le faux couple mère fils. Pas mal... Ils se ressembleraient presque... Alors, vous votez pour qui? N'empêche que caché derrière ces faux couples, il y en a un vrai qui nous a même annoncé son mariage l'an prochain. Je ne vous dirai pas qui mais ils se marieront à Bruxelles... Enhorabuena les amis !!!!!

C'est l'heure de quitter la préhistoire et cette grotte qui avait décidément une sacrée belle vue...

Il nous faut redescendre ce que nous avons grimpé. Concentrés! Concentrés!

De rochers en cailloux, sans un regard pour la mer au loin...

... ni pour nos voitures, qui nous attendent, sagement alignées, en bas.

À l'arrivée, aucune chute (ou presque) à déplorer, pas de fatigue excessive (nous n'avons fait que 2,3 km et 170 m de dénivelé en 2 heures!) mais 9 randonneurs bons à essorer...

Il n'y a que Nathalie qui en redemande... Tu me diras quelles piles tu utilises, Nathalie...

Clap de fin sur un almuerzo bien mérité à Beniarbeig. Une réhydratation s'imposait!!!!!!

À suivre le 9 septembre pour une rando modérée sur les pentes du Montgo. Et vive les grottes!!!

