Sur les sentiers de La Serrania, épisode 1
- 27 mars
- 9 min de lecture
Vous aviez aimé la saison 1 d'Une nuit à la montagne en février 2025? Eh bien, ce mercredi 25 mars, l'UFTM est heureuse de vous proposer la saison 2 2026 "Deux jours dans la Serrania". Direction Chulilla, tout d'abord, pour la découverte en mode randonneur de ce spot mondial de l'escalade, dont les falaises incroyables sont devenues le paradis des grimpeurs. Demain jeudi, nous partirons pour l'épisode 2 à Calles où la spectaculaire Ruta del Aigua nous attend depuis les Romains. Beau programme pour un beau groupe de 19 randonneurs (soit la capacité d'accueil maximum qu'Henri-Claude a pu obtenir de haute lutte à Chulilla), ramené au dernier moment à 17, pour cause d'angine malvenue et de pied malmené : Bernard et Nathalie, Anne et Michel, Marina (privée d'Hervé après le padel de trop), Dominique et Sabine, Denis, Pascale et Jean-Marc, Bernard et Françoise, Patrice (sans Monique qui aurait mieux fait de se faire enlever les amygdales quand elle était petite), Magali et Hervé, et Henri-Claude et moi. Voilà le casting final, à pied d'oeuvre sur le plateau de tournage de Chulilla sous une météo radieuse...

... et une petite heure plus tôt, les mêmes déjà gonflés à bloc devant l'hôtel Puerta de la Serrania, après la pause café syndicale

...et encore quelques minutes plus tôt, contentes d'elles et de la vie, les Pisseuses, sans lesquelles il n'y aurait eu ni arrêt ni jus matinal...

Maintenant que vous savez tout, on arrête de remonter le temps et on commence à remonter les gorges de Chulilla et de son circuit des Puentes colgantes (les ponts suspendus) le long du rio Turia. Denis en tête, à moins qu'il ne soit en queue, ou bien ailleurs, caché quelque part dans le paysage, sur un itinéraire bis ou derrière un rocher... Chouette! Vous allez pouvoir jouer avec nous à "Où est Charlie?"

Non, le jeu n'a pas commencé. Je crois qu'on nous voit Marina. En même temps, c'était un peu le but de cette photo, prendre la lumière et ajouter un peu de féminité et de grâce...

... à toute cette testostérone en mouvement, ou presque... Prête à saturer l'image, ou presque... Et à ce stade, il ne s'agit pas encore de chercher Denis, toujours avec nous, mais de repérer l'intrus qui s'est glissé sur la photo...

Des iris d'Allemagne nous accompagnent, d'abord en mode clairsemé puis en véritables champs fleuris, pendant tout le début du chemin.

Un chemin qui n'en peut plus de se faire beau pour nous et les quelques marcheurs que nous croiserons ou doublerons dans la journée.

Je ne sais pas pour eux, mais nous, on est contents d'être là!!!

Et comme d'habitude, Bernard et Denis, les frères ennemis et branquignols-en-chef de la bande ne manquent pas une occasion de faire le show pour les beaux yeux et l'objectif de Nathalie.

Roulement de tambour.... Le moment est enfin venu de plonger vers le premier pont suspendu au dessus de la Turia!!! On avait quitté Nathalie en train de photographier deux apprentis bûcherons, et la voilà déjà en bas...

... en pleine séance d'accro-pont. Nathalie est une nouvelle forme d'énergie renouvelable à elle toute seule.

Et pour une fois, les-rambos-du-pont-de-singe se font voler la vedette...

Bon, les gars, circulez!!! On aimerait bien venir jouer nous aussi...

... passer sur l'autre rive

... aller goûter la température (un peu fraîche) de l'eau.

... et poser (ou pas) pour une photo de groupe prise par Henri-Claude depuis le second pont suspendu.

Là... Ah ben zut! Il est déjà parti!!!

Finies les acrobaties. Place au romantisme... Le deuxième pont est celui des amoureux..

Celui des gens heureux, tout simplement !!! Moment suspendu sur un pont suspendu !!!

Non mais sans blague... Vous rigolez? Vous pensiez vraiment que cette parenthèse enchantée allait durer???

Un abri sous roche comme celui-là, c'est un pousse au crime...

une occasion en or de faire encore les cons pour pas cher...

de produire et de dépenser une nouvelle bouffée d'énergie en surplus...

et de se fendre d'une ixième photo de groupe, histoire d'exploiter le décor au maximum...

Heureusement, quelques uns parmi nous, photographes ou modèles, demeurent des rêveur et des poètes...

Ça fait rêver et c'est poétique justement une nature qui se prend pour un paon et fait la roue, vous ne trouvez pas????

Et il est magnifique le fond de ce canyon vu à hauteur d'homme...

... depuis un pont qui n'est ni suspendu ni protégé

...risque de s'inonder à la première gota fria venue

... et ne sert à rien d'autre qu'à nous offrir le prétexte d'une belle image. Car les seuls chemins vers lesquels il conduit sont ceux qui mènent les alpinistes, pour l'instant absents du paysage, jusqu'au pied des falaises.

Et il est où Denis alias Charlie? Encore sur son rocher, depuis lequel il vient de faire la photo. Avant de re-disparaître une fois de plus...

T'as vu Denis, Magali ??? Non, Magali n'a rien vu. À part un plateau là-haut en forme de tête de chat. Et vous, vous les voyez, les oreilles du matou géant???

Personne ne sait où est Denis (ça fait longtemps d'ailleurs que personne ne perd plus son temps à le chercher...). Mais lui voit et photographie tout le monde... (Ce qui me rappelle les panneaux de mise en garde des touristes dans certains réserves animalières en Inde : "Si vous ne voyez pas le tigre, n'oubliez jamais que lui est peut-être en train de vous regarder")

... avant de sortir comme un diable de sa boîte de derrière le rocher où il se cachait (là s'arrête la comparaison avec le tigre qui sort généralement plus discrètement et jamais pour rire...)

Et sinon, il existe une autre quête possible dans ces gorges : celle du grimpeur accroché à sa paroi, non pas comme une moule sur son rocher, mais en train de tâtonner du pied ou de la main à la recherche de la prochaine prise ou de redescendre en rappel, après avoir lâché prise justement... Mais qu'il y en ait des légions, comme lors de notre reconnaissance début février (sortis en l'honneur de mon anniversaire sans doute) ou quasi pas la queue d'un comme aujourd'hui (où sont-ils donc tous passés???), l'exercice suppose de ne pas avoir à regarder ses pieds, comme vous le confirmera Michel, dont la position traduit une arrivée un peu en vrac sur ces rochers...

Plus prudents, Françoise et Patrice préfèrent s'asseoir pour scruter calmement les parois désespérément vides. La première ne dirait pas non à un beau grimpeur de préférence torse nu... Le second dirait ouiiiiiiiii à la même chose au féminin. M'enfin, Patrice, tu sais bien qu'on ne peut plus dire ça!!!! D'ailleurs, on ne peut plus rien dire si on est un mâle blanc de plus de 50 ans, a fortiori en goguette sans sa Monique...

Et à propos de mâle blanc de (beaucoup) plus de 50 ans, vous avez vu comme il est beau mon chériiiiiii? comme dirait Sabine en parlant de quelqu'un d'autre... Les yeux de l'amour, ça ne se discute pas! Çà, c'est ma grand-mère qui le disait...

Quant à Pascale, l'imprudente autrice de la photo du dessus (qui joue avec le feu de la susceptibilité d'Henri-Claude), elle est venue déguisée après avoir hésité jusqu'au dernier moment entre Peter Pan et Robin des Bois...

À cet instant précis, et dans cette position, Denis a sûrement dit un truc puissant et intelligent. Mais quoi???????

Dernier regroupement quasi au complet sur la passerelle en dur qui traverse la gorge juste avant son extrémité, histoire de saluer le canyon et la Turia avant de les quitter temporairement.

Nous allons continuer à remonter la pente sur quelques kilomètres, malheureusement largement asphaltés, jusqu'à la retenue d'eau (embalse) de Loriguilla et son barrage construit dans les années 50/60. Comme les ouvriers de l'époque qui arrivaient à pied de Chulilla par la gorge que nous venons d'emprunter...

C'est par là? se demande Bernard qui a - une fois de plus - perdu la trace de Denis.

Effectivement, il ne manque que lui dans ce groupe qui passe sous un pont. Et pour cause... il est dessus. Dommage que Denis n'utilise pas Wikiloc. On ne peut que supposer qu'il fait le double de kilométrage de nos randos. Si on pouvait vérifier, on découvrirait peut-être qu'il en fait le triple... Et en attendant, cette photo ressemblerait presque à un tableau de Juan Genoves, avec ses petits personnages de foule vus en surplomb et leurs ombres.

La preuve...

Nous sommes beaucoup moins nombreux que sur le tableau mais je suppose que s'ils savaient ce qu'il y a de l'autre côté de la pente, beaucoup nous rejoindraient... Tant pis pour eux... Les absents ont toujours tort, c'est bien connu.

Nous sommes les seuls à profiter de la vision de ce pêcheur, seul lui aussi sur son petit pédalo à moteur (on n'arrête pas le progrès) et l'eau turquoise sous le soleil de cette journée magnifique.

Même si visiblement, il y en a qui pensent que nous sommes encore trop nombreux !!!

Je rigole!!!! Il y a de la place et de quoi manger pour tout le monde et ce spot de pique-nique avec vue sur le lac articiel de Lorriguilla est PARFAIT!!!!

Ne changez rien!!!! Surtout à l'heure du limoncello maison de Denis.

qui se boit sans soif et sans hésitation (mais avec modération, enfin... pas trop quand même).

Exceptionnellement, notre parcours ne respectera pas la boucle de la Ruta de los Pantanos, unanimement déconseillée par toutes nos sources locales. Dès la reconnaissance, nous avons opté pour l'option aller retour, qui nous laisse une chance de voir enfin des alpinistes en action (ceux de la matinée ont été rares et peu photogéniques) et nous permettra de profiter à nouveau des ponts suspendus et de la Turia.

Bingo!!!! voilà enfin de l'action et du muscle. Ton voeu est exaucé Françoise...

Et re-bingo!!! Pour les hommes cette fois. Nous tombons sur un nid de grimpeuses, drivées par un bel éphèbe aux pieds nus. Et assurées par un ours des bois, poilu de la barbe jusqu'aux locks. Tout le contraire de Denis.... D'ailleurs, il est où Denis????

Il avait parlé d'aller se baigner en revenant de l'embalse...

Et quelque chose me dit qu'il a mis son projet à exécution...

Il trempote en effet... dans une eau très fraîche parait-il...

Allez, on sort et on se sèche... Dernier appel pour les ponts suspendus!!!

On embarque pour la montée vers Chulilla...

Ho hisse!!! Après tout, il n'y a pas tant de marches que ça, moins d'une centaine, et elles ne font jamais plus de 50 centimètres. Pas de quoi se plaindre. Et 25 degrés à l'ombre, ça n'est pas si chaud!!!!!

C'est vrai qu'il fait chaud et soif sur ce chemin du retour où l'ombre est de plus en plus rare et aucun vent ne souffle. Et où comme toujours dans ce pays, nous croisons des espagnols qui démarrent leur circuit de rando passé 2 ou 3 heures de l'après-midi...

Hello les amis! On sent comme un petit ramollissement sur la photo, même chez Nathalie...

On a failli vous attendre les filles... Vous vous étiez perdues ou quoi???? Noooooooooon! Vous vous étiez VRAIMENT perdues??????? Mais il n'y avait qu'un chemin.......

Autant dire que notre découverte de Chulilla, juste après l'arrivée au parking, commence par la visite de son seul bar ouvert sur la place principale...

Henri-Claude est le premier fan de la patronne, un modèle d'accueil et d'efficacité. capable d'installer et de servir 17 convives en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire (et même pour l'écrire...)

Quelle ambiance !!! Et nous n'en sommes qu'à la moitié de l'après-midi...

Il ne reste plus au président qu'à installer tout le monde à son hôtel (El Pozo) pour 10 d'entre nous, ou à sa Casa Rural (Los Puentes) pour les 7 autres.

Et nous voilà repartis, 1 heure et quelques douches plus tard, vers le château qui domine la petite ville. Si vous n'en étiez pas convaincus, voilà 2 photos qui le prouvent, la première prise l'après-midi même...

et l'autre le lendemain matin...

D'ailleurs, si le village de Chulilla est une merveille, coincée entre les falaises et les reliefs qui l'enferment, comme nous l'avait révélé notre première visite le 2 février dernier sous une météo moins clémente et lumineuse...

c'est depuis les ruines du château qu'on l'apprécie vraiment.

On ne se lasse pas de ses toits et de son clocher...

sous tous les angles et les éclairages...

On admire tout, de loin, dans la lumière du soleil couchant...

ou dans la fraîcheur du petit matin (Denis y est remonté bien sûr)...

Et on s'abandonne à la magie des lieux ce mercredi 25 mars en fin d'après-midi. À trois, dont une Françoise pour deux Bernard...

à deux en couleur et faux couple très sérieux dans le vent...

ou en noir et blanc et vrai couple pas très réchauffé (serrez-vous un peu!)...

Ouh là! Ça sent la fatigue et la méditation de fin de journée bien remplie et randonneuse... (j'ai quand même connu plus gai...)

Un petit coup de mou Aldo????

Ah ben ça va mieux Président!!!!... Cool Minou!!! comme t'appelait ta maman quand tu lui faisais ce sourire de chat.

Tu peux faire relâche ce soir. Carlos, notre hôte du Pozo ouvre spécialement son restaurant pour nous et s'occupe de tout.

Et Marina s'occupe du chupito de Mistela... Donc, ça baigne (si possible au figuré les amis).

Demain, après une bonne nuit de sommeil (sauf pour Denis qui paraît-il n'a pas fermé l'oeil tellement ses coturnes ronflaient, ce qui me surprend car j'étais dans la même chambre et je n'ai rien entendu...) et un copieux petit déj ici même, nous partirons vers Calles et notre deuxième jour dans la Serrania...

On partira par là???

Je ne sais pas... Ce qui est sûr, c'est qu'on partira en voiture, pas en balai.
Mais demain est un autre jour.. Alors, à suivre... et vive les alpinistes quand ils sont là et les Boules Quiès quand on partage sa chambre avec n'importe qui.


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