Sur les sentiers de Teulada
- catherineyautier1

- 5 nov. 2025
- 5 min de lecture
Mardi 4 novembre, que diriez-vous de revisiter Teulada et ses alentours à l'occasion des presque 13 kms de la rando modérée du jour? Apparemment, c'est un concept qui plaît car nous sommes 25 à prendre le départ, sur le parking de Rodafoc, rebaptisé parking Casa Edy, du nom du restaurant où nous déjeunerons ensuite : Patrice et Monique, Philippe L. et Philippe D'H., Michel P., Bernard et Françoise, Olivier et Pascaline, Sabine, Guy R., Guy M. et Cathy, Jacques et Anne-Françoise, Maurice, Jean-Marc et Pascale, John et Federica, Yasmin, Francis, Martine C. et Henri-Claude et moi. Tous prêts pour l'aventure.

Car, comme dit le sage, ce n'est pas parce qu'on tourne autour du piquet que l'aventure ne nous attend pas au coin du bois... Il doit bien y avoir un sage quelque part qui a dit ça. En tous cas, il y a des forêt profondes autour de Teulada, cette image réalisée un peu plus tard sans trucage en est la preuve...

Pour l'heure, ce sont plutôt les vignobles bien rangés du domaine Montesanco que nous nous apprêtons à traverser.

Sous les aboiements frénétiques d'une meute de podencos réveillée par le passage de notre troupe et les regards étonnés des chevaux du haras voisin. "T'as vu? Y'a des belges..."

Rien ne nous arrête, même pas une interdiction de passage...

Encore moins une information mensongère. Chemin sans issue? Et puis quoi encore?

Même le propriétaire du vignoble, que nous rencontrons quelques mètres plus loin, nous laisse passer. Mais impossible de couper à travers la forêt puis la montagne par le sentier prévu. Il vient de faire abattre les nombreux pins tués par la sécheresse de 2024, qui n'ont pas eu le temps d'être dégagés et obstruent complètement le chemin. Tant pis, on longera les vignes avant de se farcir la montée par la route...

Qu'est-ce qu'elle a cette bruyère en fleurs??? Ce n'est ni la première ni la dernière. La campagne et les montagnes du coin en sont couvertes depuis quelques semaines.

Pourtant, malgré la délicatesse et la perfection de la fleur de bruyère photographiée en gros plan, ce n'est pas de botanique qu'il est question ici mais d'entomologie. L'enveloppe suspendue à sa tige au milieu de l'image est un nid de mantes religieuses. Au printemps, cette pouponnière laissera sortir une guirlande de centaines de bébés mantes gros comme des têtes d'épingles et parfaitement formés. Une éclosion à laquelle nous avons eu la chance d'assister une seule fois...

Pas question d'attendre le printemps pour repartir. Il faut se remettre en marche et grimper (sans enthousiasme excessif...) sur un asphalte que le soleil commence sérieusement à réchauffer. Heureusement qu'il y a les paysages!!! Teulada en bas à gauche, le massif de la Olta au centre...

...la Bernia en majesté (et en gros plan)

... et tout en haut de cette première côte, la récompense : cette vue imprenable sur les carrières de Gata de Gorgos.

Venez voir, il y a aussi une cage à toros !!! Ou plutôt un abri pour narguer les vachettes sans prendre de risques quand elles sont lâchées dans les rues des villages. Noooooon, je n'ai rien fait, je ne veux pas aller derrière les barreaux !!!!

C'est fou ce que les hommes adorent mettre les filles en cage quand même!!! Même (et surtout) quand il n'y a pas de taureaux dans les parages...

Ah ben si!!! Il y en a un DANS la cage!!!!

Allez, on se calme. On range ses fantasmes tout au fond de son inconscient. Et on avance...

On a dit qu'on se calmait et qu'on rangeait ses fantasmes... Décidément, les randos modérées peuvent parfois être chaudes. Et ne pas avoir à regarder ses pieds présente finalement quelques avantages...

Mais qu'est-ce que c'est que ça???? Un rasta cocodrillo, Fédérica, tout simplement. Je ne vois pas ce qui t'étonne. On en trouve à tous les coins de rue par ici...

En fait, non... je rigole! C'est sûrement le premier et le dernier que nous verrons dans les parages...

Encore heureux, parce qu'il y en a que ça rend hystériques et prêtes à se rouler par terre. Elles ont généralement légèrement passé la soixantaine et sont atteintes de fétichisme du bitume...

Et sinon, non! N'en déplaise à nos amies belges, le rasta et le rastaquouère n'ont rien à voir entre eux. Le premier est l'abrévation de Rastafari, qui ne signifie pas uniquement porteur de dreadlocks, danseur de reggae et fumeur de joints mais aussi adepte d'une religion jamaïcaine fondée sur l'ancien testament et qui considère l'empereur éthiopien Haïlé Sélassier comme la réincarnation de Jésus. Le second vient de rastacuero (racleur de cuir) et désignait au siècle dernier (le vingtième) un étranger affichant une richesse trop voyante (donc louche par définition...). Tonton Cristobal en somme... ou les gitans en Belgique (me souffle-t'on dans l'oreillette).

D'accord. Alors, ça, c'est un éléphant rasta stone et chauve qui vient de tirer deux bouffées de son pétard et une rastaquouère aux couleurs un peu trop voyantes pout être honnêtes ? Ou bien une Cathy éblouissante et éblouie sur fond de Montgo éternel et éternellement assoupi ?

Et les 2 petites boules rouge en haut de cet arbre, kestenpenss Guy???

Tu as raison. Ce sont des arbouses sur leur arbousier. À ne manger que lorsqu'elles sont mûres et donc rouges. Mais avec modération. D'abord parce qu'elles n'ont pas trop de saveur. Ensuite parce que leur fermentation très rapide peut vite enivrer son homme...

Et si on en profitait pour boire un coup (d'eau) et grignoter quelques fruits secs (et inoffensifs)? À l'adresse de ceux qui sont récemment rentrés en Belgique ou en France, désolés pour ce ciel indécent un 4 novembre...

Histoire de retourner une fois de plus le couteau dans la plaie, vous reprendrez bien une petite gorgée de Javea et de son port...

et une grosse bouchée de Montgo...

À force de petites routes et re-petites re-routes, sentiers et re-sentiers, pentes et re-pentes, faux plats et re-faux re-plats....

... nous finissons par arriver au dessus de Castellon Vida, lotissement bien connu de certains de nos actuels ou futurs membres, dont Guy R., Philippe N. (quand il n'est pas en Belgique) et Martine C.
Il y a le peloton de tête, un nouveau trouple...

... et le trio de queue. Aux dernières nouvelles, les poteaux allaient plus vite que nous mais notre trouple balai a fini par transformer l'essai et arriver en haut de la côte !

Guy a soif. Il fait sécession et prend la tête d'un groupe de cinq marcheurs pressés d'arriver au restau et qui préfèrent la route et la ligne droite à la clé des champ et des bois.

Et revoilà la forêt qui a introduit ce blog. Pas de loup, pas de petit chaperon rouge ni de mère-grand dans le coin mais 20 marcheurs et une tour d'où est prise la photo.

abandonnée (ou pas) au milieu d'une improbable rénovation...

Décidément, elle a du potentiel,. Il est pas chou, ce puits de lumière???

Yasmin a bien voulu poser pour la photo. mais pas question d'aller plus loin que le seuil. Avec le bol qui la caractérise en ce moment, si une seule pierre devait tomber, elle serait pour sa pomme...

Fatigué? Ça tombe bien, il y a une chaise et on est presque arrivés...

Juste le temps de longer l'auditorium de Teulada et de découvrir toute la puissance de sa nouvelle sculpture métallique...

... de traverser le centre historique et ses vestiges bien conservés (comme nous, surtout après 4h50 de marche, 12,8 kms et 300 m de dénivelé...).

Et il est enfin l'heure de s'asseoir à 30 autour d'une looooooongue table. Pourquoi 30? Parce que 3 randonneurs sont partis et que 8 conjoint(e)s sont arrivé(e)s. Bienvenue à Marie-Claire, Harold, Philippe et Monique S., Françoise J., Dominique, Sabine G. et Muriel. Un vrai banquet gaulois (plus par l'ambiance que par le contenu des assiettes tout de même...)

Il y avait un code couleur rouge et blanc????

Je ne sais pas mais il y avait des joyeux lurons. C'est dur la vie après les randonnées...

Allez, c'est tout pour aujourd'hui. À suivre la semaine prochaine et vive les belges (surtout quand ils sont majoritaires, ce qui était le cas aujourd'hui...)


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