Sur les sentiers des Arcs et de la Penya Alta
- catherineyautier1
- 24 sept. 2025
- 6 min de lecture
Mardi 23 septembre, la rando engagée au programme du jour est celle que nous avons reconnue avec Anne, Michel et Louis il y a une petite dizaine de jours. Une boucle spectaculaire d'une douzaine de kilomètres reliant Les Arcs de Castell de Castells à la Penya Alta, le sommet de l'Aixorta, avant de redescendre par le barranc del Xorquet. Six petites heures de pur bonheur pour les yeux de notre petit groupe d'amateurs de belles choses, et pour leurs yeux seulement car nous ne croiserons personne d'autre. Nous sommes 20 tout rond à braver une météo mi-figue mi-raisin. Hervé et Marina, Jérôme et son invitée Frédérique, Anne et Michel, Sabine, Philippe G., José et Sylvie, Bernard et Nathalie, Isabelle et Philippe K., Robert H., Rémi et Claude, son invitée de LAFMA, et Didier. Et nous deux bien sûr, Henri-Claude et moi. Il manque Pascale et Jean-Marc, partis fêter l'anniversaire de ce dernier au Maroc. Allez, on ne t'en veut pas, bon anniversaire Jean-Marc !!!!! Et bon anniversaire Didier bien sûr...

Derniers préparatifs au cul des voitures avant le départ sous un ciel qui hésite un peu et, dans le doute, nous envoie une superbe lumière. Toujours ça de pris... (On te voit Nathalie...).

Et c'est parti vers los Arcos ! (On te voit Henri-Claude...)

Les revoilà , fidèles au poste comme à chaque fois. Déclenchant des ooooh et des aaaah de surprise chez tous ceux pour qui c'est la première fois, et ils sont nombreux ce matin.

La bête à deux dos et trois jambes continue à retenir bravement la montagne...

... et à servir de décor pour des photos de couples (vrais ou faux), entre ses arches...

...ou depuis la crête au dessus, vrai couple pris par faux couple.

Et là ? Vrai ou faux?

Des photos de groupe aussi, genrées aujourd'hui. Les femmes d'abord, toujours d'abord...

... et les Hommes, les Vrais... (ça les rassure...)

Bon, assez mitraillé!!! On a de la route !!! On en a même un peu trop, de la cimentée. Ce n'est pas ce que ce parcours offre de mieux mais au moins c'est efficace pour avaler les kilomètres et les pentes.

Il y a aussi les bons vieux chemins rustiques, qui grimpent tout droit entre les pins vers l'étage du dessus. Celui-ci, bien connu de nos services, paraît interminable, surtout sous le cagnard. Mais aujourd'hui, le soleil est modéré par les nuages et la température est presque fraîche. Petit bonheur après cet été qui n'en finissait pas.

Ouf! On est arrivés sur le palier, au pied de ce massif qui est peut-être l'Aixorta, et que nous allons contourner par la droite...

... juste après une pause reconstituante bien méritée... Vous reprendrez bien une petite datte, une poignée d'amandes, un zest de raisins secs, quelques cerneaux de noix, des morceaux de gingembre confit? J'en profite pour enlever mes bas... de pantalon. On est quand même mieux en short. Et puis, je ne suis pas à quelques balafres près sur les mollets...

Ceux qui ont décidé de recoller du ciment dans le paysage ont dû croire qu'ils allaient attirer de la circulation et, prudents, ont préféré parer à toute éventualité en y peignant de ci de là quelques passages protégés (pas encore de stops ni de feux rouges mais tous les espoirs sont permis...). Un décor parfait pour des versions randonneuses d'Abbey Road, celle revisitée en trio aller et retour...

... celle en version originale double mixte avec ou sans bâtons, par devant...

... et par derrière, en mode making off...

Vous avez aussi l'opus bien coordonné côté casquettes mais plus en vrac côté gambettes. On vous rappellera...

... et enfin, celui pas tout à fait dans les clous mais bien déjanté, façon Michael-Jackson-avec-sac-à -dos ! C'est fou l'effet que nous fait un passage protégé en pleine montagne...

Mais traverser n'est pas randonner... Finies les chorés et la rigolade, en route mauvaise troupe. Ce n'est pas parce que nous n'allons pas en face sur la Serrella et le barranc de La Canal, une autre expédition mémorable du mois de novembre de l'année dernière, que nous n'avons pas un sacré chemin à parcourir...

Prochaine étape, la cova del Cirer, une grotte dans laquelle nous avons failli tomber la semaine dernière mais qui se fait désirer ce matin. À force de gambader comme dab à droite et à gauche dans la pente, Nathalie finit par la dénicher... C'est décidé, Nathalie, tu es nommée éclaireur officiel de nos randos. Surtout quand un point de départ en zone blanche nous prive comme aujourd'hui de la moitié de nos facultés de guidage point zéro. Et comme la moitié restante, c'est à dire moi, ne dispose que d'une moitié de Wikiloc, i.e. un parcours tracé mais vierge de toute statistique antérieure, exploité qui plus est par une moitié de cerveau côté sens de l'orientation, il vaut mieux mobiliser toutes les ressources humaines à notre disposition...

La visite peut commencer. N'oubliez pas le guide, mesdames et messieurs !!!

Et pensez à poser pour la photo à la sortie... Les trouples sont acceptés...

Les groupes aussi. Et tous les autres, ils sont où ??? Partis faire pipi ? Pas dans la grotte j'espère... Elle sentait bon jusqu'à ce matin...

Attention... Là -haut, il voit tout. Pas Dieu ni l'oeil de Caïn, non. L'observatoire de l'Aitana en face, du haut de ses 1558 mètres, le point culminant de la région.

Nous, nous sommes passés de l'autre côté du massif, en route vers la Penya Alta, tout au fond, à droite de l'image...

sur un sentier de traverse plutôt tranquille mais long...

Alors forcément, de temps en temps on s'arrête et on cause...

Des fois, on s'impatiente aussi et on voudrait grimper tout de suite au premier massif lambda venu, même quand on a fait la reconnaissance... Mais non Anne, la Penya Alta c'est cette épine dorsale là -bas... et elle ne se monte que par l'avant.

Ce petit sentier qui bifurque me dit quelque chose...

Bingo!!!! Suivez le guide et la casquette verte...

Pas par là , Didier...

Pas la peine de nous faire signe de venir, et on espère qu'il vous reste un peu d'énergie à dépenser pour redescendre de votre perchoir...

Parce que pendant que vous souhaitez son anniversaire à Didier...

... qui n'en a jamais assez des câlins et en redemande, nous on commence la vraie montée vers la Penya Alta... C'est quand vous voulez...

On vous gardera un peu de place là -haut...

Encore un petit effort, on y est presque...

Ne vous retournez pas. Le paysage est à tomber et ce serait dommage, si près du but!!!

Et voilà !!! Moins de 1200 m! Faut pas exagérer non plus et en faire tout un fromage...

Par contre, fêter cette belle vue...

... avec une photo de groupe "de categoria", ça oui. Ne vous retournez pas, mais il y a un gros nuage derrière... Heureusement le vent du nord qui nous a forcé à remettre nos polaires et transformé Sabine en exploratrice du Pôle nord se chargera de le dégager vite fait...

Redescendre sous la pluie n'aurait pas été une sinécure...

Le passage du petit col caché derrière le bouquet de chênes carrascas de gauche nous attend...

Il ne nous reste plus qu'à rejoindre le refuge situé un peu plus bas...

avec à peine un regard pour le troupeau de chèvres occupées à jouer les alpinistes dans le massif.

NOUS AVONS FAIM!!!! Et l'endroit est idéal pour un pique-nique en classe Affaires...

ou classe Touristes. Je rigole... Il y avait une autre table de libre à l'intérieur mais tout le monde voulait déjeuner en terrasse.

Hervé a même retenu une chambre libre pour sa sieste. Mais le lit n'était pas tout à fait assez grand.

Quand à Robert et Bernard, la fontaine des Ifs (Font dels Teixos) a dû réveiller les bretons qui sommeillent en eux car voilà qu'ils entament un fest-noz endiablé...

C'est l'heure de rentrer les amis. Enfin, l'heure, façon de parler car il nous en faudra un peu plus d'une pour rejoindre les voitures ...

... surtout si j'oublie de vérifier si nous sommes toujours sur la trace et que nous avons droit à un bonus de 500 mètres ou plus pour avoir oublié de prendre une bifurcation sur un chemin confortable mais soporifique comme celui-ci. À votre avis, entre le groupe des hommes et celui des femmes, qui m'a charriée et qui m' a excusée ou m'a dit que ce n'était pas grave? Eh oui... La réponse était prévisible (à quelques exceptions près tout de même) et vous avez raison (si vous êtes une femme), tout ça n'était pas bien grave !

Bref, nous avons continué à dérouler le bon sentier d'un bon pas...

Jusqu'Ã ce que nous entrions dans le Barranc del Xorquet, tout de suite moins roulant, et certainement moins passant...

et parfois carrément envahi par une végétation en déshérence et agressive, heureusement débroussaillée par notre guide suprême Henri-Claude, qui à défaut d'une tronçonneuse, a pensé in extremis à emporter son sécateur...

Pas totalement confortable, mais plus négociable, avec prudence...

et même une certaine élégance...

On en oublierait presque d'admirer au passage la petite forada du Xorquet, qui conclut notre boucle en beauté, après 5h50 de marche pour 12,7 kms (rallonge incluse) et 529 mètres de dénivelé.

C'est tout pour aujourd'hui. L'argiope lobée qui stationne près du parking vous salue bien bas.

Merci aux photographes et à la météo qui ne nous a pas déçus et nous a gratifiés de lumières splendides et d'une fraîcheur quasi paradisiaque.
Et à suivre...

