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Sur les sentiers du Cabeçó d'Or

  • Photo du rédacteur: catherineyautier1
    catherineyautier1
  • il y a 2 jours
  • 7 min de lecture

Mardi 13 janvier, première rando engagée de l'année 2026 sur les sentiers du Cabeçó d'Or. Un nom et un sommet qui attirent, au moins fugitivement : nous faillîmes partir 24 coudes au corps ... mais nous nous vîmes 14 arrivés à bon port... Rien de tragique, n'en déplaise à Corneille. Juste la routine des empêchements ou des changements de programme, de la neige qui retarde un retour en Espagne, des petits et gros bobos qui dissuadent, des "je peux pas, j'ai piscine" de dernière minute. Bref, 12 de moins et 2 de plus après tout ça, voilà les joyeux survivants de ce jeu de massacre, 8 hommes à gauche et 5 femmes à droite, j'ai nommé James, Stéphane, Éric, André, Hervé, Daniel, Michel, Jean-Marc, Anne, Catherine alias bibi, Sabine, Christine et Monique. Et 1 homme et son petit côté féminin hors champ comme dab, Henri-Claude.




Histoire de donner des regrets aux autres, voilà notre terrain de jeu du jour, immortalisé lors de notre reconnaissance de décembre. En vrai...





Et en carte, avec la version officielle qui tourne dans le sens des aiguilles d'une montre et passe à la fin par les grottes de Canelobre.





Mais la carte n'est pas le territoire. Et il existe plus d'une possibilité de faire le Cabeçó. Notre version du jour, plus courte et plus dense, plus inédite aussi, remonte le temps, commence en fanfare sans barguiner (comme dirait Mélenchon) par l'assaut d'une première crête spectaculaire et évite la remontée finale et inutile vers les grottes. Allez, c'est partiiiiiiiiiiiii!





Ça commence par une montée abrupte sur des sentiers de VTT en sous-bois que je vous épargne d'autant plus facilement que personne n'a eu l'idée d'y faire des photos. Et très vite, la première crête est dans notre champ de vision.





Arrêtons-nous quand même pour un dernier coup d'oeil circulaire avant d'avaler le reste des 285 m de cette première étape de grimpette. C'est beau...





... et puis une petite respiration est toujours bonne à prendre.





Encore une image de notre environnement latéral, qui nous confirme qu'il n'y a pas d'issue de ce côté...





et on s'y remet...





Courage! Le but ne semble plus très loin. Encore que... la fin de la pente n'est pas toujours là où on l'espère quand on a soif (hein Sabine?) et chaud (hein Stéphane?).





Mais qui a bien pu avoir l'idée saugrenue de construire un barbecue ici???





Oufti (en belge dans le texte, et ne me demandez pas pourquoi ni comment ce mot à réussi à se glisser dans le paysage sur fond de mer et d'Alicante, alors qu'il n'y a qu'un seul belge dans les parages!!! ). Nous sommes sur la crête et on l'a bien méritée cette vue magnifique...





Un peu de douceur, d'hydratation et de réconfort s'imposent...





... avant de poursuivre un peu plus loin, un peu plus haut...





... mais toujours dans la bonne humeur comme dirait Guy.





Droit devant nous, au bout du sentier (ou presque...), le sommet nous regarde.





Un sentier clean, pas encore encombré de défilés de chenilles processionnaires. Mais ça ne saurait tarder. Les pins alentour sont couverts de nids qui débordent ...





Tiens, voilà la ruine de toda la vida qui dort au pied du Cabeçó, son petit camp de base en quelque sorte, celui où on grignote et on bavarde avant l'assaut final. Et, comme il se doit, nous bavardons et nous grignotons avant l'assaut final...





Soucieux d'être fidèle à sa réputation, Jean-Marc essaie d'y oublier son coupe-vent. Mais n'y parvient pas... T'inquiète Pascale, on veille au grain!!!!





Et sans transition (parce que, comme les montées, les blogs les meilleurs sont quand même les plus courts...), nous voici transportés au pied de la falaise. Celle qui nous a bien pourri la vie lors de notre reconnaissance aventureuse de décembre en compagnie de Denis, Anne et Michel...





Coincés que nous étions entre 2 falaises sur un terrain à 40% de pente (au bas mot) hésitant entre pierriers et végétation dense et agressive, et incapables de rejoindre sans parachute le sentier qui conduit au sommet sur lequel nous sommes aujourd'hui. Jusqu'à ce que Denis trouve LA brèche dans la falaise. L'occasion pour Henri-Claude de découvrir un nouveau sport, la descente en luge sur pierrier sans luge (non homologué à ce jour) et, pour notre petit groupe d'explorateurs, celle de décider à l'unanimité qu'un autre parcours s'imposait...





Nous allons pouvoir monter jusqu'au sommet cette fois, ce que seul Denis avait réussi à faire, en courant même, mais je soupçonne Denis d'être un extra-terrestre. Nous, nous n'avions plus les jambes et on avait préféré garder ce qu'il en restait pour la descente...

Et hop! Parenthèse spatio-temporelle refermée et retour sur le sentier ici et maintenant.





Nous sommes au pied du mur, ou plutôt de ce muret rocheux équipé d'échelons. Après vous les gars! Et merci de nous offrir votre version côté pile avec mollets avantageux et beaux p'tits culs.





Voilà la version face et chacune-son-tour-et-son-style chez les filles, mais finalement c'est cheveux blancs...





... et blanc bonnet!





Enfin, version n'importe quoi en mode me-faites-pas-chier-à-me-prendre-en-photo-pendant-que-je-monte pour le dernier de la file.





Ah ben, on s'inquiétait Éric que tu ne fasses pas le show... On pensait que tu faisais la gueule ou que tu étais malade... Finalement, je crois que je préférais la version précédente, pas vous????





Plus de candidats pour la montée? Il se tâte, ce petit accenteur alpin qui nous a regardé passer, sans bouger, à peine à un mètre de nous. Mais non, finalement, il ne montera pas cette fois-ci. Il a dû comprendre que nous ne prévoyions pas de pique-nique sur la cime. Et du coup, on l'intéresse beaucoup moins...





Donc, maintenant que tout le monde est passé, en route pour le dernier plateau avant sommet.





Pas de véritable difficulté dans ce passage, sauf par grand vent, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Il faut juste mettre les mains.





Le sommet nous attend tout là haut. Nous n'en avons jamais été aussi près (phrase idiote par excellence, car avant cet instant, chaque seconde nous en rapprochait, et après, itou jusqu'à s'y percher...).





Bref, c'est la dernière ligne droite (phrase aussi stupide que la précédente était idiote car vous en connaissez beaucoup des lignes droites, vous, en montagne???). Enfin, ce qui est sûr, c'est que ça monte et qu'il n'y en a plus pour très longtemps avant que ça redescende... Simple et basique comme une chanson d'Orelsan.





Visite rapide de la maison en ruine qui s'accroche à la pente, un bon plan pour passer une nuit à l'abri à deux pas du sommet, si d'aventure on s'y retrouve coincé. Son puits communique avec la citerne d'eau (chaude ou bouillante?) installée quelques mètres plus haut et chauffe la pièce. Gaffe quand même Jean-Marc, l'histoire ne dit pas si Daniel essaie de te retenir d'y plonger ou cherche à t'y pousser...





Bingo !!! Les 1209 mètres du Cabeçó d'Or sont à nous...





Et c'est pas dommage, c'est moi qui vous le dis. Fuck les pierriers et les reconnaissances foireuses...





Et vive les engagés qui n'en veulent et ne lâchent rien...





Il manquait un selfie à cette galerie de photos. Mais on peut toujours compter sur Éric pour les selfies. Éric a comme qui dirait le selfie dans la peau et les gènes... et même quatre bras à sa disposition dont deux d'Henri-Claude...





Il en manque sur la photo? Qu'à cela ne tienne...





Voilà la preuve que tous sont montés. Et s'il en manque encore, c'est qu'ils ou elles sont allés faire un petit pipi. Nous ne sommes pas les seuls là-haut d'ailleurs. D'autres grimpeurs nous rejoignent, tous beaucoup plus jeunes. Il y a même 4 co-pilotes de Ryanair, un belge, un finlandais et deux suédois, venus prendre l'air en altitude entre deux vols.





À force de nous photographier en situation, on en oublierait presque d'admirer le paysage, un comble!!! Vous le reconnaissez le Penyon au centre de l'image? Et le Puig Campana et les Ponoig à gauche, vous les reconnaissez?





Allez, soyons fous, offrons-nous un coup de zoom sur Benidorm et la sierra Gelada tant qu'on y est!





Vous aimez le bleu? C'est cadeau!!!





Et je suis sûre que personne ne crachera sur un pano à 180°. On aurait pu faire un pano à 360°, il n'y a rien de plus haut que nous dans les parages immédiats, mais on aurait risqué de prouver que la Terre n'est pas plate...





Ce n'est pas qu'on n'est pas bien là-haut. Mais il va falloir se résigner à redescendre...





Sagement et prudemment, en regardant ses pieds et en mettant les mains, comme à la montée...





Dernier regroupement général de la troupe, au stade où ça bifurque (copyright la prof de chimie de Pascale) et avant l'arrivée aux voitures. Entre temps, il y aura la descente interminable et le plat final. Avec une avant-garde des 5 enragés lancés au galop, Daniel, André, James, Jean-Marc et Éric, et 2 groupes, l'un raisonnable et intermédiaire, Anne en tête devant Hervé, Michel et moi, et fermant la marche, les 5 plus prudents et/ou respectueux de leurs articulations, Henri-Claude, Christine, Sabine, Monique et Stéphane.





Car, contrairement à ce qu'évoque cette photo, pas question pour Henri-Claude de descendre tout schuss...





Et aucun risque de se perdre sur cet sentier unique où on se repère de loin. Si vous regardez bien, le petit point rose au milieu qui joue les marqueurs de paysage, c'est Monique.





Et le sentier est balisé en plus... Ils font vraiment bien les choses ici : non seulement, ce monolithe géant porte la marque jaune et blanche du sentier de randonnée mais il est en plus traversé par une trainée de condensation laissée par un avion. Dingue, non????





Fin de parcours. Le guide est heureux d'avoir ramené tout le monde sain et sauf... Il a même rencontré Anne Roumanoff sur le chemin. Incroyable!!!!!





Et retour au parking après à peine 4h30 de marche pour un peu moins de 700 m de dénivelé et environ 9 kms seulement. Quand je vous disais court mais dense...

Adios Cabezón de Oro.





El meson de los 5 hermanos, notre restau du jour, et Julia la patronne, nous attendent avec un gaspacho mancheco de compète.





Ça se voit que nous nous sommes bien régalés?..





Au fait, qui a pris cette photo en contre-plongée où nous sommes au grand complet? La patronne qui n'a peur de rien, même pas de monter sur le crâne de James, pardon, sur une chaise...





C'est tout pour aujourd'hui.

À suivre... Et vive les mâles alpha (il n'y en avait pas beaucoup par ici), les coupes-vents hyper transpirants qui laissent tout hyper-sec à l'intérieur, et notre guest star du jour, Anne Roumanoff!!!!

 
 
 

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