Sur les sentiers du Mascarat
- catherineyautier1

- 5 janv. 2025
- 5 min de lecture
Samedi 4 janvier, bonne année 2025 à tous!!! Une année randonneuse bien sûr... Alors, pourquoi attendre? Il y a tellement de sentiers à découvrir et de randonnées futures à reconnaître!!! Et tant de candidats au frisson de l'exploration... Voilà pourquoi en ce petit matin ensoleillé (toutes nos excuses météorologiques aux français du nord et aux belges du sud...), nous nous retrouvons en
compagnie de Michel, Anne et Nina au pied du Castellet du Mascarat. Au pied levé. Voire au débotté d'ailleurs, car c'est un circuit autour de Tormos et de la Sierra Midgia que notre guide suprême Henri-Claude avait intialement programmé. Avant de s'apercevoir au dernier moment ou presque qu'il faisait 17 kilomètres et 900 mètres de dénivelé et nécessitait 7h30 de marche au bas mot. Gourmand !!!! Mais pas raisonnable pour une reprise post trêve des confiseurs. Sans compter la table réservée à 14 heures au délicieux "Un cuiner en la escoleta" de Sagra.
Va pour le Mascarat donc, son Castellet et son barranc !!! Rien à voir, sinon que cette destination figurait aussi en option au programme de l'UFTM pour le premier trimestre...

C'est parti, avec le sourire... Nous, du moment qu'on marche et que le ciel est bleu, on n'est pas du genre à faire les difficiles...

... surtout quand la nature environnante est aussi belle et généreuse, comme ces lavandes exubérantes sur fond de massif d'Olta...

... ou les ombres chinoises de Calpe et Ifach en contre-jour sur ciel de traine.

Le sourire est toujours là, mais un peu plus crispé. La montée vers le Castellet exige une concentration maximum...

Aucun problème pourtant. Il suffit de suivre la corde... Telle un pointillé, elle montre et assure le chemin sur le rocher.

Ce qu'il reste du château nous attend au sommet, juste après un atelier minute de consolidation de bâtons. Un peu superflus à la montée, ces deux jambes supplémentaires ne seront pas de trop à la descente et pas question de jouer au dahu dans la pente...

Le street art est arrivé jusqu'ici. Et ce poulpe aussi du coup, bien loin du niveau de la mer...

Et la mer justement? Elle est toujours là, tranquille, à nos pieds, bordée au fond par la sierra Gelada et le Puig Campana, et au premier plan par la penya Mascarat et ses tunnels autoroutier et ferroviaire.

Elle est pas belle la vie en ce 4 janvier 2025??? Le monde ne tourne pas partout très rond, c'est sûr... Mais ici, on ne se plaint pas !!!!

Notre seul problème immédiat est de redescendre ce que nous avons monté, par où nous sommes montés... Rien d'insur-montable...

Despacito, no mas...

Nous n'avons pas fini de descendre, car notre prochaine étape est le canyon du Mascarat, tout au fond de cette gorge, bien en dessous de ce méli-mélo de ponts autoroutier et ferroviaire qui la traversent.

Un petit coup de zoom, histoire de vérifier que la photo est sans trucage... Perso, j'aurais préféré une voiture rouge et le train manque à l'appel, mais on ne peut pas tout avoir non plus. Et c'est quand même surréaliste, non?

Je vous épargne la longue étape bitume et béton qui suit. Les complexes et lotissements résidentiels du Mascarat n'ont vraiment rien de sexy. Pas envie de casser l'ambiance et la magie du moment. Canyon du Mascarat, nous voilà!!!

Encore deux petites minutes, le temps qu'Anne revienne de derrière son rocher... (en langage des couverts, il paraît que fourchette et couteau croisés sur l'assiette signifient qu'on a fini et qu'on attend la suite; je vous laisse deviner le message de bâtons croisés en travers du chemin...)

... et nous pénétrons dans l'un des royaumes de Game of Thrones.

On s'attendrait presque à voir passer un dragon dans le ciel...

... ou alors un vaisseau spatial de Moebius...

Il faudra se contenter de chem trails, ou plus simplement, n'en déplaise aux comploteurs, des traces de passage d'avions dans l'azur...

Mais où est Charly??? Charly, pas vu, mais Henry, je l'ai...

... et Mychel, Anny et Nyna aussy... On se sent très petyts par ycy....

Ce rocher était trop gros pour passer. Et le suivant, tout au fond de l'image aussi. Ouf!!! Et moi j'ai retrouvé le "i", ioupiiiiiiiiiiiii !!!!!!!

Tu fais quoi au juste là-bas, Nina??? Tu n'as pas mis les bâtons...

Une photo de groupe !!! Bien sûr, j'ai l'esprit mal placé... Mais ne t'éternise tout de même pas. On ne sait jamais... Une petite secousse sismique est vite arrivée... Et qu'est-ce qu'on va dire à Philippe, nous, après??? Il y avait une grosse pierre qui a pris le canyon pour un bowling et Nina pour une quille???

Allez, hop! Demi-tour! C'est vraiment trop beau mais il faut s'arracher !!!

Prudemment, tout de même, en prenant le temps de négocier les franchissements de rochers rendus glissants par des millions d'années de passage de l'eau au fond du canyon.

Les images sont parfois trompeuses. Celle-ci raconte simplement que l'option toboggan était préférable à celle du saut, et que Nina n'a pas fait le bon choix...

Celle-ci en revanche révèle qu'une fois de plus, nous avons transgressé les interdits. Mais c'était trop tentant et nous ne recommencerons pas,... en tous cas pas avec un groupe en rando ou en balade officielle UFTM...

Promis, juré!!!!!

Est-ce parce que nous avons trop regardé en haut que nous avons ce petit air penché alors que nous continuons notre chemin vers la plage du Mascarat???

Sais pas... Mais c'est plutôt pratique pour traverser des tunnels un peu bas de plafond végétral...

Retour à la civilisation, au béton et aux camping-cars...

Il paraît qu'il y a la mer aussi... Mais un peu comme sur ce panneau, elle peine à tenir le premier rôle dans le décor. Heureusement qu'il y a toutes ces recommandations environnementales. On est sauvés!!!!!

Bon, ben, il ne nous reste plus qu'à remonter les 2 ou 3 kilomètres de bitume que nous avons descendus tout à l'heure... Et la boucle sera bouclée, après 10,5kms, 370 m de dénivelé selon la police, 450 m selon les manifestants, en 4h30, café au port compris. Le constat est irrévocable : c'est une rando en kit que nous venons de reconnaître, entre ascension raide et vertigineuse du Castellet, pentes goudronnées et bétonnées sans intérêt à la descente et insupportables à la montée, canyon ébouriffant mais interdit à mi-chemin et plage sans charme excessif... Nous étions partis explorer un parcours de rando engagée. Nous revenons découvreurs d'une balade originale entre mer et canyon. Pourquoi pas????

Je ne sais pas si Philippe et Gerda, qui nous ont rejoints au restaurant de Sagra, ont compris quelque chose à nos explications confuses du programme de la matinée. Ce qui est sûr, c'est que tout le monde a adoré le cadre et la gastronomie à la fois locale et sophistiquée de cette table singulière...

Aussi singulière que sa signature, accrochée au mur au desssus d'Anne... Saurez-vous trouver ce que signifie cette drôle de calligraphie? UN CU? CU NU?
Encore un petit effort... UN CUiner en la escoleta, bien sûr...

Allez salut! Et à suivre... dès mardi prochain, en fait!


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